La jeunesse congolaise a été réunie ce mercredi 10 juillet 2024 à l’initiative de Pulitzer center
au bâtiment administratif du gouvernement pour réfléchir sur leurs implications autour de la gestion des
ressources naturelles en RDC
Organisé dans le cadre de l’exposition photographique dénommée “Notre terre, Notre avenir, Notre
richesse” en cours, lancée le 22 juin 2024 au Musée National de la RDC, ces échanges se sont suivis
d’une visite de ladite exposition au musée.
Une exposition qui se poursuivra jusqu’au 15 juillet 2024. Une bonne occasion pour les jeunes de
continuer à se documenter quant à ceux. Axée sur le thème « justice environnementale : comment
impliquer les jeunes dans l’amélioration de la gouvernance dans la gestion des ressources naturelles en
RDC. Cet échange débat a eu pour objectif de sensibiliser le public et encourager un débat de qualité sur
les questions abordées afin de renforcer l’intérêt pour les questions environnementales.
« Les ressources naturelles sont la principale source de l’économie de la RDC mais les jeunes ne sont
pas impliqués dans leur gestion, en termes d’investissement économique ou dans les enjeux de sa
préservation. Ainsi, une activité de sensibilisation des jeunes trouve son importance car ces derniers
sont autant des acteurs, des bénéficiaires que des défenseurs des ressources naturelles de la RDC », a
indiqué la manager du projet de sensibilisation pour l’Afrique au Pulitzer Center, Afy Malungu.

La jeunesse doit se lever pour réclamer justice face au réchauffement climatique par son dynamisme
car, elle représente 60% de la population, et par conséquent elle constitue une force. Si elle décide de
se lever, elle va gagner car, elle est majoritaire », à déclarer Expert Issa LINGBELU, chargé des
programmes, CTIDD, intervenant à cet atelier.
«Nous les jeunes, nous sommes une grande voix et nous devons nous lever pour défendre nos idéaux.
La jeunesse est très touchée par le réchauffement climatique, cela se voit par sa façon de vivre », a-t-il
ajouté. Il a déploré le fait que les jeunes ne soient pas assez outillés pour réclamer justice et ne sont pas
suffisamment équipés et informés sur la question liée au changement climatique.
Cette acteur sociale a souhaité que la communication à cette catégorie sociale soit faite dans un langage
approprié avant d’inviter la jeunesse congolaise à faire du problème de réchauffement climatique un
gagne-pain, car, selon lui, les métiers verts sont des métiers d’avenir qui peuvent les employer. «
Beaucoup de jeunes sont au chômage. Le changement climatique offre beaucoup d’opportunités », a
indiqué L’expert, lors de son partage d’expérience estimant qu’ils peuvent s’engager à produire les
braises écologiques qui, d’ailleurs, sont plus avantageuses. Cela pourra leur procurer de l’argent et leur
permettra de poser une bonne action pour la planète a-t-il dit.
Plusieurs jeunes ignorent le fait de mieux gérer les ressources naturelles, pourtant celle-ci permet de
lutter contre le réchauffement climatique. D’où, la nécessité d’organiser ce genre d’activité pour
réfléchir et faire réfléchir les parties prenantes sur ces questions cruciales de notre société.
« Je félicite Pulitzer Center pour cette initiative car beaucoup de jeunes ne sont pas impliqués dans ces
questions, croyant qu’elles ne touchent que les autorités du pays. Pourtant, c’est une question qui nous
concerne tous. Alors, chaque individu en général et les jeunes en particulier doivent s’en imprégner en
vue de comprendre de quelle manière ils peuvent mettre la main dans la patte pour lutter efficacement
contre le réchauffement climatique », a insisté Sarah Mangaza, journaliste à Environews RDC et
intervenante à cet atelier.
La santé et l’environnement, deux thématiques étroitement liées
Parler de l’environnement sans faire allusion aux questions de la santé, c’est produire un travail
incomplet dans la mesure où, il n’y a pas de bonne vie sur terre sans un environnement sain. C’est dans
cette optique que Dr Ornella Sakina de Habari RDC a relevé la question de la santé comme partie
intégrante de l’environnement.
« Réfléchir sur les questions de l’environnement en appelle à réfléchir sur la santé de tous. Car, il y a des
quartiers où les décharges récoltées à gauche et à droite y finissent. C’est le cas de Kingabwa. Alors, il y
a encore un grand travail à faire avec la population. Il faut lui expliquer que vivre avec les déchets est
source de plusieurs maladies : le paludisme, les maladies des mains sales, etc. Mais aussi, la chose qui
reste dure est la gestion des immondices. Malgré plusieurs initiatives mises en place, rien ne change »,
a-t-elle martelé.
Les jeunes présents à cette activité ont posé plusieurs questions en vue d’être éclairer sur plusieurs
points liés aux questions environnementales ; domaine que plusieurs personnes continuent à trouver
complexe.
Plusieurs recommandations ont été faites, notamment, d’organiser des formations sur la
communication environnementale, de créer des cours d’environnement dans les écoles de base, de
participer au forum des jeunes sur l’environnement cela pourra nous aider à mieux communiquer à
notre tour, sur ces questions ».
Hyacinthe Bovaka