Prince Lamona et James Kioma : des entrepreneurs congolais engagés pour un Congo en plein essor

Deux amis de longue date, Prince Lamona et James Kioma, ont choisi de mettre leur expérience internationale au service de la République démocratique du Congo. Installés au Royaume-Uni depuis plusieurs années, ces deux entrepreneurs souhaitent désormais investir dans leur pays natal, avec une ambition claire : favoriser l’emploi, moderniser des secteurs stratégiques et soutenir la jeunesse congolaise.
Une amitié transformée en partenariat professionnel avec plus de vingt ans d’amitié, Prince Lamona et James Kioma ont construit une collaboration solide et complémentaire. « Nous travaillons ensemble depuis plus de dix ans », explique Prince Lamona. « Je gère les aspects juridiques, tandis que James s’occupe de la partie financière. » Aujourd’hui, le duo dirige une entreprise florissante au Royaume-Uni et en Europe, et souhaite désormais exporter son savoir-faire en RDC pour contribuer au développement économique du pays.
Investir au Congo : un engagement patriotique
Pour ces deux entrepreneurs, investir dans leur pays est un retour aux sources. « Être Congolais signifie aussi participer activement à la reconstruction de notre nation », affirme James Kioma. Leur démarche vise à créer des emplois et offrir des opportunités concrètes aux jeunes, convaincus que la jeunesse est le moteur de l’avenir du pays.
Le sport : une première expérience réussie
Leur premier projet en RDC a été dans le secteur du sport, considéré à la fois comme un levier économique et social. « Le sport génère des emplois et ouvre des perspectives aux jeunes », souligne James Kioma. Grâce à cette initiative, plusieurs jeunes footballeurs et entraîneurs congolais ont eu l’opportunité de participer à des compétitions en Europe. « Le projet a été un véritable succès », se réjouit Prince Lamona.
Une expansion vers de nouveaux secteurs
Fort de ce succès, le duo souhaite élargir ses activités à des secteurs stratégiques : recyclage, nouvelles technologies, automobile, ingénierie et transports. « Nous voulons aller au-delà du sport et contribuer à des domaines essentiels pour le développement du pays », explique Prince Lamona. L’objectif est double : réduire le chômage et favoriser l’innovation locale.
Des projets concrets à Kinshasa
Leurs investissements seront concentrés à Kinshasa et dans ses alentours, et incluront :
    – Recyclage du plastique, pour créer des emplois verts et réduire la pollution ;
    – Construction de logements abordables pour les familles à revenu moyen ;
    – Investissement dans les technologies et l’innovation numérique ;
    – Vente et maintenance de véhicules de qualité ;
    – Développement du fret et de la logistique pour dynamiser les échanges commerciaux.
Former et valoriser la jeunesse congolaise
La jeunesse occupe une place centrale dans leur projet. « Nous prévoyons de recruter et de former des ingénieurs, techniciens, scientifiques, logisticiens et commerciaux », précise James Kioma. Pour Prince Lamona, la jeunesse congolaise « est l’énergie qui fera avancer le pays ».
Des partenariats solides avec l’Europe
Les deux entrepreneurs comptent sur des partenariats techniques et financiers européens pour soutenir leurs projets. « Nous collaborons avec de grandes organisations en Europe et voulons mettre cette expertise au service du développement de la RDC », ajoute James Kioma. La transparence, la qualité et la gouvernance sont au cœur de leur démarche.
Une entreprise responsable et engagée
Prince Lamona et James Kioma mettent l’accent sur la responsabilité sociale et environnementale de leurs activités. « Nous veillons à respecter des normes de travail élevées et à contribuer activement à la protection de l’environnement », souligne Prince Lamona.
Une vision pour 2030
À long terme, le duo ambitionne de faire de son groupe un acteur majeur de l’emploi et du développement durable en RDC. « Nous avançons avec méthode et détermination », conclut James Kioma. « Notre objectif est d’impacter concrètement la vie des jeunes et contribuer à l’essor du pays. »
Avec leur parcours et leur engagement, Prince Lamona et James Kioma incarnent une nouvelle génération d’entrepreneurs congolais, convaincus qu’un Congo prospère et moderne se construit par ses propres citoyens. Leur retour au pays envoie un message fort : l’avenir du Congo est entre les mains des Congolais eux-mêmes.

Lutte contre le tabac: les taxes, une des solutions en RDC

Dans la lutte antitabac en République Démocratique du Congo,  plusieurs experts se sont réunis  du 4 au 6 décembre à Kinshasa, pour un atelier de formation de trois jours à l’utilisation du modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac SimTax RDC.  L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités des experts du gouvernement et de la société civile parties prenantes congolaises à l’utilisation du modèle SimTax RDC dans l’identification de mesures fiscales permettant un recul continu de la consommation de tabac en RDC.

Un accord de partenariat conclu avec le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) afin de produire des évidences et contribuer au plaidoyer sur la fiscalité du tabac dans l’espace CEDEAO, et d’apporter un appui technique aux partenaires de TJNA en RDC (ILDI et BLP/CENCO) et au Sénégal.

Nous voulons donner une présentation détaillée du contenus de ce modèle, présenter les différents éléments qui s’imbriquent les uns et autres.  Et aussi les utilisations que l’on peut faire concrètement pour définir des politiques en matière de lutte anti-tabac” martèle le Professeur Abdoulaye Diagne, Directeur exécutive/CRES.

La taxation  et la fiscalité un des meilleurs instruments pour réduire la consommation du tabac et par ricochet ses effets néfastes. “Nous avons travailler avec les experts congolais sur la meilleure façon de présenter des résultats à des décideurs publics.  Comme nous le savons,  ils n’ont pas le temps d’entrer dans le détail surtout du côté technique. Il y a eu des travaux déjà réalisés par des partenaires congolais, nous nous sommes appuyer dessus en ayant plusieurs échanges, rencontres au cours d’élaboration de l’outil. Cet outils est conçu pour répondre au besoin spécifique du pays et aussi pour prendre en compte les spécificités de ce pays” rajoute-t-il.

Des travaux d’une importance capitale vont booster la lutte antitabac en RDC, Patrick Milambo, directeur/PNLCP décrit les attentes “nos attentes sont elles qu’à partir de cet exercice nous puissions avoir le modèle implémenter dans nos politiques pour avoir une réduction de la consommation du tabac lié aux évidences” a-t-il décrit

 Etant donné que la prévalence du tabagisme augmente régulièrement en Afrique, et sa prévention, en particulier chez les jeunes, reste une grande préoccupation des pays en développement dont la majorité a ratifié la convention cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabac. La RDC n’est pas en reste.

Patrick Milambo insiste sur le fait que les jeunes sont plus exposés à la consommation du tabac ainsi que ses dérivés, d’où nous avons proposer d’introduire dans le cursus de l’enseignement la lutte antitabac, avec un circula bien fouiller et aussi qu’on puisse modifier l’arrêté n°010 parce que l’utilisation des avertissements sanitaires à sembler limiter d’où il faut sensibiliser en langue nationale accompagner des images choquantes” insiste-t-il.

Ici, le but est de préserver la santé et la dignité humaine des congolais martèle les organisateurs. D’après Jean-Marie Bolika, président du Conseil d’administration/ILDI ONG  cette formation est une première en RDC  “C’est une grande première que nous ayons un atelier sur l’assimilation de modèle de taxation, c’est-à-dire ces sont des modèles en termes des formules qui vont nous aider à faire des simulation qui et à avoir des effets positives par rapport à la taxation du tabac.  Nous voulons donner plus d’informations à l’administration fiscale pour que le modèle que sera utilisé puisse ronfler de ressources dans le trésor public dans le secteur tabacicole”. De son coté Jean-Paul Mulyanga, directeur BLP/CENCO insiste sur la dignité humaine “nous protégeons la dignité humaine par la fiscalité, nous voulons augmenter les tax pour que celle-ci devienne miens venues”. a-t-il insisté.

L’appropriation de ce modèle de simulation SimTax RDC par les parties prenantes de lutte anti-tabac donne un nouveau souffle pour le plaidoyer fiscal sur le tabac en RDC, Doci Kalombo Ngole, coordonnateur national du club des jeunes sans Tabac en RDC et participant exprime un sentiment de satisfaction   “ le lancement de ce modèle de simulation est pour la tripartite de lutte anti-tabac un grand succès du fait que, ce modèle de simulation est un outil de plaidoyer très puissant qui donne les arguments prouvant l’urgence et la nécessité de changer le système de taxation ad- valorem qui a montré ses limites en système de taxation spécifique qui est un système efficace démontré par les experts internationaux ”. J’exprime un sentiment de fraternité, de satisfaction et de courage caractérisé au cours de ces trois jours , ce modèle de simulation nous donne le pont de traverser vers un nouveau système de taxation en RDC en vue d’atteindre l’objectif prépondérant qui est s’appliquer le système de taxation spécifique sur les produits du tabac en RDC, car les scénarios de simulation sont plausibles. réjouit-il 

Une initiative saluée à juste titre par les participants, renseigne Sarah Batuale membre de l’ONG/ILDI  Cet atelier est opportun et nous remercions le consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) et TJNA pour la mise en place de ce modèle de simulation dont le cadre analytique était bien conçu”.

Dans l’ensemble, les participants ont acquis les compétences nécessaires pour influencer et améliorer les politiques fiscales anti-tabac, en utilisant des données et des analyses précises fournies par le modèle SimTaxRDC.

 

 

 

La Rédaction 

Économie : La RDC victime de sa mauvaise réputation

« Le climat des affaires en RDC reste marqué par une réputation difficile qui dissuade les grandes entreprises internationale » c’est l’alerte lancée par l’ambassadeur des États-Unis en RDC – Lucy TAMLYN lors d’un atelier sur les principes volontaires relatifs à la sécurité et aux droits de l’homme.

Organisé cette semaine à Kinshasa, l’atelier a réuni des dirigeants du gouvernement, du secteur privé et de la société civile pour élaborer un plan d’action national visant à intégrer ces Principes volontaires. Créés en 2000, ils s’appliquent particulièrement aux industries extractives comme les mines et le pétrole, en encourageant des pratiques respectueuses des droits de l’homme notamment à travers la formation des forces de sécurité et la mise en place de mécanismes de signalement des abus.

La diplomate américaine – Lucy TAMLYN a rappelé l’importance de ces principes dans un secteur minier essentiel à l’économie congolaise mais confronté à des défis majeurs : pauvreté des communautés locales, activités illégales, et violences liées à l’exploitation.  « En adhérant à ces principes, la RDC pourrait non seulement stabiliser son secteur minier, mais aussi attirer davantage d’investissements responsables tout en améliorant la dignité et la sécurité de millions de Congolais » a indiqué Lucy TAMLYN.

Le secteur minier représente un pilier économique pour la RDC, mais son potentiel est entravé par un climat des affaires fragile. Selon le Baromètre National du Climat des Affaires – BNCA, le pays a enregistré un score de satisfaction de 37 % en juin 2023.

En 2021, le gouvernement congolais avait adopté une feuille de route comprenant 69 réformes pour améliorer cet environnement mais seulement 27 % de ces réformes avaient été mises en œuvre à ce jour. En novembre 2024, le gouvernement congolais a annoncé un plan stratégique pour les cinq prochaines années afin de renforcer l’environnement entrepreneurial.

Lors de l’atelier, les participants ont souligné que ce plan, couplé aux principes volontaires, pourrait offrir une feuille de route claire pour protéger les droits humains tout en favorisant une meilleure gouvernance dans les zones minières.

Loi de finances rectificative 2024 : les recettes et les dépenses du pouvoir central passent à 15,8 milliards USD

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