Kinshasa, 17 juin 2026
L’ Association des Femmes et Jeunes filles Engagées dans la Protection de l’Environnement et la Lutte contre la pauvreté féminine (AFPE) a organisée, mercredi à Kinshasa, un atelier de validation du document d’analyse genre de la Politique Forestière Nationale en cours de réforme. La rencontre s’est tenue dans la salle de réunion de la CFLEDD et a réuni plusieurs acteurs de la société civile environnementale.
L’objectif de cet atelier était de renforcer le plaidoyer en faveur de l’intégration des préoccupations et des points de vue des femmes dans le processus de révision de la Politique Forestière Nationale. Les participants ont examiné le document d’analyse genre élaboré à partir des consultations menées auprès des femmes autochtones et locales.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de plaidoyer pour la participation qualitative des femmes autochtones et locales au processus d’élaboration de la Politique Forestière Nationale. Ce projet est mis en œuvre par l’AFPE avec l’appui financier d’Urgent Action Fund Africa.
Selon l’organisatrice, Mme Chérie-fa EYERE « cette initiative fait suite à une série de consultations organisées en septembre 2025 dans la province de l’Équateur. Ces échanges avaient permis aux femmes, aux Peuples Autochtones Pygmées (PAP) et aux Communautés Locales (COLO) d’exprimer leurs préoccupations ainsi que leurs recommandations en matière de gouvernance forestière et de gestion durable des ressources naturelles » a-t-elle renseigné.
Les conclusions issues de ces consultations ont servi de base à la rédaction du document d’analyse genre soumis à validation lors de l’atelier. Les participants ont formulé plusieurs observations et recommandations destinées à enrichir le texte avant sa transmission aux autorités en charge de la réforme forestière.
Pour Barthelemy MAFUTA juriste environnementaliste, « cette étape de validation est essentielle afin de garantir une meilleure prise en compte des réalités et des besoins spécifiques des femmes autochtones et locales dans la future Politique Forestière Nationale, nous voulons voir la matérialisation de la dimension genre dans la loi forestière étant donné que c’est une thématique transversale, et surtout s’inspirer de ce qui est prise en compte dans le secteur foncier » a-t-insisté.
À travers cette démarche, les acteurs impliqués entendent contribuer à l’élaboration d’une politique forestière plus inclusive, équitable et participative, intégrant les aspirations de l’ensemble des parties prenantes, notamment les femmes, les peuples autochtones et les communautés locales.

Il sied de signaler que cet atelier a rassemblé 40 participants : des représentants de l’assemblée provinciale des représentants du gouvernement provincial, des administrations foncières, des affaires foncières, de l’agriculture, l’environnement et développement durable, de l’Aménagement du Territoire, des organisations de la société civile etc. Et a bénéficié de l’appui financier de la coopération des Ambassades de Suède à travers RRI.

S’en ait suivi de la présentation des quelques reportages sur les réalités de terrain qu’effectue la CFLEDD sur terrain à travers son Département IEC pour l’intérêt des communautés, une étude a été menée à travers les enquêtes en groupe focalisé et des échanges avec les personnes ressources, qui révèle d’après le Professeur Papy Bonkena de la faculté d’Agronomie de l’Université de Kinshasa/consultant CFLEDD, que « la coutume reste encore un des pesanteurs sur le processus de l’égalité des chances entre hommes et femmes. Ceci peut se lire au travers le faible pourcentage des femmes étant que présidente des Comités Locaux de Développement (CLD) un organe de gouvernance à l’échelle locale. Cependant, elles disposent des connaissances et pratiques respectueuses de l’environnement contraires aux hommes et ce, dans le domaine de forêt, de l’agriculture, de l’eau de l’environnement etc. ayant des incidences sur la préservation de la biodiversité et protection des forêts »
Un projet qui vient nous donner un souffle nouveau, particulièrement pour les peuples autochtones vulnérables et nos forêts. Il faut protéger ces forêts et les terres gérées par ces peuples », s’est félicité le secrétaire général aux affaires foncières, Gérard Mugangu. « Nous poursuivons des objectifs ambitieux notamment, la sécurisation d’au moins 500 mille hectares des terres et des forêts, pour les communautés autochtones et locales, la restauration des paysages sur une superficie d’au moins 5 000 hectares et enfin, l’amélioration de moyens de subsistance d’au moins 5 000 ménages ».
Financé à hauteur de 3 millions de dollars américains, dans le cadre de la coopération Suédoise en RDC, le projet Appui aux droits et moyens de subsistance des communautés autochtones et locales pour le développement, le climat et la conservation est le reflet de l’engagement de la Suède qui croit fermement que la coopération internationale, la réduction de la pauvreté, et la préservation de l’environnement sont des piliers essentiels de la vie, et de la prospérité mondiale. « La sécurisation des droits fonciers favorise les investissements à long terme. La Suède insiste sur le fait que ce projet doit non seulement améliorer les droits fonciers, mais également, contribuer à augmenter les revenus des communautés et encourager l’esprit entrepreneurial », a déclaré Charlotte Makulu, représentant l’Ambassadeur de Suède empêché.
es Institute) , et ANAPAC RDC (Alliance Nationale d’Appui et de Promotion des Aires et territoires du Patrimoine autochtone et Communautaire), en partenariat avec la CONAREF (Commission nationale de la reforme foncière.