Partenariat économique : Kinshasa et Doha renforcent leurs liens

Le président congolais Félix Tshisekedi est arrivé ce dimanche à Doha, capitale du Qatar, pour un…

RDC: Kabila et Katumbi s’opposent contre le président Tshisekedi

À l’issue de leur tête-à-tête à Addis-Abeba en Éthiopie Joseph_Kabila et Moise_katumbi « expriment fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle » telle que souhaitée par le Président TSHISEKEDI

Les deux personnalités rappellent que « personne n’est propriétaire mais locataire du pouvoir, le bail démocratique étant à durée déterminée dans les conditions prévues par la Constitution, ils appellent tous les Congolais à résister activement face à la volonté affichée par le pouvoir en place de rompre le pacte républicain »

Ils dénoncent, par ailleurs, des restrictions des libertés en RDC avant de lancer un appel à l’unité et à la paix. Par ailleurs, les deux hommes « expriment fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle qui, dans les circonstances actuelles, s’avère illégale et inopportune et dont le but ultime n’échappe à personne : la consolidation de la dictature à travers une présidence à vie en RDC.  »

Les deux personnalités ont fustigé l’attitude de la communauté internationale qu’ils accusent de passivité face aux dérives du régime Tshisekedi.

 

La Rédaction

RDC: Remise officielle du Pont Kaba à la province de la Mongala

Le Ministre des Hydrocarbures, Son Excellence Aimé molendo sakombi qui séjourne à Lisala pour célébrer la fête de la Nativité avec sa base, a procédé ce lundi 23 décembre 2024  à la remise officielle du Pont Kaba à la Province de la Mongala, en présence du Gouverneur Jean Collins Makaka Pap’Ekaka.

 Cette cérémonie était rehaussée de la présence du Président de l’Assemblée Provinciale, Gabriel Mosala, ainsi que des députés nationaux et provinciaux, notamment l’Honorable Célestin Matili, Président du Caucus des élus de la Mongala, l’Honorable Marcel Dandu, suppléant de Sakombi Molendo au sein de l’hémicycle du Palais du Peuple, et le Sénateur Bienvenu Esimba. Étaient également présents les notables de la province, le ministre provincial des ITPR Maurice Ndongo et d’autres homologues, ainsi que la population de Lisala, première bénéficiaire de cet ouvrage désormais public.

Jeté sur la rivière Kaba et situé sur la Nationale 6, le pont qui porte le nom de ce cours d’eau revêt une importance stratégique pour l’économie de la Mongala. Il favorise l’intégration provinciale en reliant Lisala à Bumba et Bunduki, jusqu’à la frontière avec la Province du Bas-Uele.

Œuvre de l’Office des Routes, le Pont Kaba est construit en béton armé selon les normes modernes afin de répondre aux divers besoins de la population. Il est capable d’accueillir des  camions de gros tonnage pour faciliter le transport de marchandises à travers la vaste Province de la Mongala. Certifié par un procès-verbal signé lors de cette occasion mémorable, le Pont Kaba, don de Sakombi Molendo à travers sa fondation eponyme, est désormais inscrit au patrimoine matériel de la Province de Mongala.

 

 

 

La Rédaction

Discours sur l’Etat de la nation : les réactions mitigées des kinois

24 heures après le grand oral du Président de la République – Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO sur l’état de Nation devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, nous reporters sont allés à la rencontre des Kinois(e)s.

Dans la capitale congolaise, les réactions sont mitigées. Si certains soutiennent le Chef de l’État dans la mise en œuvre des différentes réformes initiées notamment celle d’une réforme constitutionnelle ; d’autres se disent lassés par ce discours empreint de démagogie dans un contexte social critique.

Héro de la Nation

Annie MBUYI, cadre et combattante au sein du parti présidentiel – UDPS, appelle les congolais à soutenir son projet du changement de la constitution et félicite l’Héro de la Nation « je félicite le Président Félix TSHISEKEDI car il est proclamé en ce jour Héro National et je vous invite à soutenir ces idées nobles pour le bien-être des congolais » s’est-elle exprimée.

Le désespoir qui s’accroît

Du côté de la société civile, Pascal MBONGI, environnementaliste, dit sa déception après un premier quinquennat décevant « je note encore une fois, que le Président TSHISEKEDI a dressé un tableau plutôt élogieux de l’action gouvernementale en déphasage criant avec les réalités que la population vit au quotidien. Je me demande sur quel pays vit nos gouvernants. Pendant que le peuple se noie dans son malheur, le Chef de l’État dresse un tableau doré de la situation sociale au pays et présente un chapelet de promesses. Je me souviens qu’il en a été ainsi durant tout son premier quinquennat : autant d’avions neufs à acheter, des bateaux de pêche, des locomotives, des mpiodi qui devraient venir de la Namibie (…..) la revanche du sol sur le sous-sol etc. Personnellement je n’avais rien vu de tout ça au premier mandat. »

Des projets restés lettre morte

Dans ce même ordre d’idée, Anthony LUMBAYA, agent de développement revient sur la question des promesses utopiques énoncées par le Président – Félix TSHISEKEDI « voilà qu’aujourd’hui monsieur TSHISEKEDI vient de promettre la construction de 38.000 km de routes de desserte agricole, quelle ambition ? Si les petits tronçons ici en ville ont connu des années avant leur finalisation ou abandon, ce serait miraculeux que même jusqu’à la fin de son quinquennat que ces 38.000 Km de routes soient réalisés. Mais si c’est fait cela impactera significativement la vie dans nos milieux ruraux (…) Le Chef de l’État a également annoncé la construction d’un hôpital de référence dans chaque province. Ce qui serait une bonne chose … mais par expérience la plupart d’investissement dans les infrastructures coûtent inutilement chers au trésor public sans que le besoin n’ait été prioritaire pour booster le développement à la base.

Tout en saluant ces promesses qui une fois réalisées contribueraient à l’amélioration des conditions de vie de nos populations rurales mais je restes sceptique quant à la gouvernance dans le secteur des financements des projets d’intérêt général (…) Il y a eu plusieurs documents stratégiques de réduction de pauvreté pour la plupart des Provinces (…) Il y a lieu de se ressourcer en s’appuyant sur ces documents et attaquer les problèmes qui ont été identifiés comme prioritaires pour booster le développement à la base.

Nous comprenons aussi que les actions souhaitées dans ce discours s’entrechoquent (…) comment on pourra construire des routes de desserte agricole au moment où on préconise un vaste programme de couloir vert qui va engloutir des espaces où ces routes vont-elles passer ? Comment produire une politique forestière qui ne prend pas en compte cette dimension de conservation en grande masse ? autant de questions et des contradictions » conclut-il.

De la démagogie, rien de plus

Affirmation de l’économiste, Bruno NDAMBULA « Oui, rien que des promesses. Le temps court vite et les moyens viennent à compte-goutte et ne seront jamais affectés à 70% aux projets qui font l’objet des promesses politiques. Très inquiétant avec 1.200.000 bouteilles par jour déverser dans la ville de kinshasa, où vont ce lot important de bouteilles en plastiques rejetés dans les caniveaux. Espérons qu’une usine de recyclage sera construite en 2026 »

Des conditions sociales qui laissent à désirer

« Le discours du Chef de l’État est plein de promesses et ne rassure pas » qualifie le Porte-parole de la plate-forme politique LAMUKA. Prince EPENGE renchérit « nous donnons raison au peuple congolais qui n’a pas trouvé important de suivre un discours à la soviétique, plein de promesses de Monsieur Félix TSHISEKEDI. C’est la même récitation alors que l’espérance de vies régresse au Congo, où la majorité de la population en âge de travailler est en chômage ».

Des avis partagés par un commerçant rencontré au marché de la liberté qui déplore la hausse de prix des biens de première nécessité « un sac de maïs revient à 300.000 FC, manioc 280.000 FC de l’abondance du cœur que la bouche parle et le manioc panifiable coûte trop cher. N’est-ce pas étonnant étant donné que le Président et la Première Ministre avaient promis de réduire le pouvoir d’achat des congolais ? Est-ce que ces deux personnalités ne peuvent pas s’excuser pour avoir commis une faute grossière de langage ? Le pouvoir d’achat est déjà très très réduit ; ils vont tout simplement le supprimer en le réduisant encore davantage.

Ça fait partie des promesses et curieusement c’est la seule qui est réalisée à 1000%. »

Conscient des défis qui sont les siens, le Chef de l’État a réitéré sa détermination à mettre en œuvre ses 6 engagements pour le bien-être des congolais et le développement tant attendu de la République Démocratique du Congo.

La Rédaction

Le Corridor transafricain de Lobito ; un must pour l’Afrique !

Ce sera le sujet phare au cœur de la visite du Président américain – Joe BIDEN en Angola prévu du 2 au 4 décembre 2024.

Le corridor transafricain de Lobito, reliant l’Angola à la République démocratique du Congo illustre l’engagement des États-Unis pour promouvoir des partenariats économiques durables en Afrique tout en soulignant le rôle stratégique de la RDC.

Le corridor Lobito est conçu pour relier le port angolais aux régions minières de la RDC et de la Zambie, et potentiellement jusqu’à la Tanzanie. Ce projet permettra de réduire considérablement les délais de transport des minerais critiques, essentiels pour la transition énergétique mondiale.

Un haut responsable américain a déclaré que « cette infrastructure permettra d’acheminer des ressources critiques comme le cobalt et le cuivre en 45 heures au lieu de 45 jours, tout en favorisant la sécurité alimentaire grâce à une meilleure connectivité logistique »

La visite du Président Biden met également en lumière le rôle de l’Angola dans la résolution des conflits régionaux, notamment dans l’est de la RDC. « L’Angola joue un rôle clé dans les efforts de stabilisation à l’est de la RDC. Le président Biden prévoit de remercier Luanda pour son leadership » a indiqué un responsable de l’administration américaine.

Les États-Unis visent à offrir une alternative aux financements chinois en Afrique en mettant l’accent sur des normes élevées. « Il est crucial que les investissements favorisent le développement local et évitent un endettement insoutenable » a souligné un officiel américain, ajoutant que les projets comme le corridor Lobito bénéficient d’un large soutien bipartisan à Washington.

La RDC est au cœur de ces initiatives, renforçant son rôle stratégique dans les efforts d’intégration économique régionale et de développement des infrastructures soutenus par les États-Unis.

Tshisekedi et Kagame, le rendez-vous est pris !

Un sommet tripartite Angola – Rwanda – RDC se tiendra à Luanda ce 15 décembre 2024, sous l’égide du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine pour le conflit dans l’Est de la RDC.

Ce sommet réunira les présidents Félix TSHISEKEDI de la RDC, Paul KAGAME du Rwanda, et leur homologue angolais, afin d’accélérer les efforts de stabilisation dans cette région en proie aux violences. Ce sommet intervient après une avancée majeure réalisée le 25 novembre dernier, lorsque les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ont signé à Luanda un « Concept d’opérations – CONOPS ».

Ce document stratégique, approuvé lors de la sixième réunion ministérielle sous la médiation angolaise, fixe les modalités des actions contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda – FDLR et du retrait progressif des forces rwandaises présentes en territoire congolais. Le CONOPS prévoit une mise en œuvre en quatre étapes.

La première phase, prévue sur quinze jours, consistera à évaluer la menace posée par les FDLR et à localiser leurs positions. Parallèlement, le Rwanda devra fournir des informations détaillées sur ses « mesures défensives » et s’engager à cesser toute incursion transfrontalière. La deuxième phase vise des actions ciblées pour neutraliser les FDLR et leurs alliés, suivies d’une évaluation conjointe des progrès réalisés. Ensuite, une troisième phase portera sur une revue des opérations afin d’évaluer leur efficacité. Enfin, la quatrième étape sera consacrée à la stabilisation, avec la démobilisation, le rapatriement et la réintégration des ex-combattants FDLR, ainsi que la normalisation des relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali.

Ce plan vise à rétablir la confiance entre les deux pays et à garantir un environnement sécurisé permettant la reprise des activités socioéconomiques dans l’Est de la RDC. Cependant, plusieurs défis demeurent, notamment le risque de représailles des FDLR contre les civils, la stigmatisation de certaines communautés, et l’importance d’un engagement politique fort pour instaurer une véritable confiance mutuelle.

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué cette initiative et réaffirmé le soutien de la mission onusienne au mécanisme de vérification mis en place par la médiation angolaise. Elle a également appelé au respect du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 4 août 2024, pour garantir le succès du plan.

Peter Stano, porte-parole des Affaires extérieures de l’Union européenne, a également exprimé son soutien à cette initiative et réaffirmé l’engagement de l’UE à accompagner les efforts de paix dans la région. Malgré des mois de négociations infructueuses, la signature de ce document marque une avancée diplomatique significative. Reste à voir si ce nouveau cadre se traduira par des progrès concrets sur le terrain, où les tensions restent vives.

Restauration de la paix dans l’Est de la RDC : Judith SUMINWA conclut sa mission d’évaluation de l’état de siège.

Un pas de plus a été franchi vers la paix et la sécurité en Ituri et au Nord-Kivu après d’intenses consultations avec toutes les forces vives des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la Cheffe du Gouvernement réserve la primeur du rapport de la mission conjointe Gouvernement – parlementaires sur l’état de siège, au Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Durant les consultations autour de l’examen du dispositif transitoire et graduel mis en place pour atténuer l’état de siège dans les deux provinces concernées, la patronne de l’Exécutif central n’a rien lâché. Deux jours d’intenses réunions de travail interminables ont permis une évaluation approfondie des questions sécuritaires, politiques et socio-économiques dans cette partie du pays.

Déterminée, la Première Ministre n’a pas perdu de vue l’objectif principal de cette mission diligentée par le Chef de l’État, en veillant à garantir un climat serein durant les échanges. Pas d’examen approfondi sans consultations élargies. Au Nord-Kivu et en Ituri, les autorités provinciales, les chefs coutumiers, les députés provinciaux, les confessions religieuses, la délégation de la société civile, les mouvements de jeunes et les associations de femmes ont tous confié leurs préoccupations à la Première Ministre.

Quelques minutes avant de quitter l’aéroport national de Bunia, la patronne de l’Exécutif central est revenue sur les motifs de cette mission d’évaluation dans les provinces sous état de siège, « Quand le Président avait signé l’ordonnance l’année dernière sur les mesures d’allègement de l’état de siège, c’était à la suite d’une table ronde où les forces vives de l’Ituri et du Nord-Kivu, en association avec notamment des députés nationaux et sénateurs, ont discuté de cette question de l’état de siège et avaient fait un certain nombre de recommandations. Donc, c’est sur cette base-là qu’il y a eu cette ordonnance » a expliqué la Première Ministre SUMINWA.

La priorité est celle du retour de la paix. « Le Président de la République nous a donné l’instruction de venir et de faire le point sur la situation. Aujourd’hui, nous sommes en 2024, et nous sommes pratiquement à la fin de l’année. Qu’est-ce qui a été fait effectivement ? Quelles sont les avancées ? Quelles sont les forces et les faiblesses ? C’est pourquoi il était important que nous puissions, avec la délégation qui m’accompagne, rencontrer les forces vives de différentes parties prenantes, que ce soit en termes d’autorités provinciales ou d’élus provinciaux, de société civile, vraiment toutes les forces vives, pour faire le point de la situation avec eux, car il est important de les entendre »s’est-elle exprimée.

La question du retour de la paix dans l’Est du pays est une affaire prioritaire pour le garant de la Nation et le Gouvernement. « Ce que le Chef de l’État souhaite, c’est ramener la paix et la sécurité. Il est important maintenant de voir comment nous allons le faire, tenant compte des contextes respectifs du Nord-Kivu et de l’Ituri. Car les contextes ne sont pas les mêmes dans ces deux provinces. Donc, c’était important de pouvoir réaliser ces consultations, d’écouter les gens. Maintenant que nous avons fait cela, nous rentrons à Kinshasa. Nous allons faire le débriefing entre nous, les membres de la mission, et nous allons pouvoir faire nos recommandations au Chef de l’État. C’est à ce moment-là, quand le Chef de l’État prendra ses décisions, que vous saurez vraiment la quintessence de tout ce qui a pu ressortir de ces consultations ». Les retombées de cette mission sensible dépendront du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État.

Est de la RDC : Judith SUMINWA au chevet des populations meurtries

La détermination de la Première Ministre – Judith SUMINWA est inébranlable pour pacifier les provinces en proie aux conflits du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Ce vendredi 22 novembre 2024, elle prend la tête d’une forte délégation, composée de membres de son Gouvernement et de parlementaires, pour une mission d’itinérance importante dans les villes de Goma et Bunia.

La Cheffe du gouvernement fera face avec courage à l’angoisse et aux souffrances des habitants pour évaluer l’état de siège instauré depuis 3 ans et envisager un avenir meilleur. Durant deux jours d’une immersion intense, cette mission gouvernementale s’inscrit dans un besoin impérieux : celui d’évaluer le dispositif transitoire en place à Goma et Bunia. La population, la société civile et les députés nationaux attendent avec impatience des signes d’un changement tangible, désespérément souhaité après des années d’insécurité et d’insatisfaction.

   Le regard de Judith SUMINWA et son engagement actif montrent une volonté sans faille d’apporter une lueur d’espoir à ceux qui ont tant souffert. Suivant les instructions du Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI, la Première Ministre est déterminée à examiner avec attention les mesures d’assouplissement déjà mises en œuvre, non seulement pour permettre aux enfants de retourner à l’école, mais aussi pour offrir un cadre propice au développement économique.

C’est une promesse de renaissance, une main tendue vers les femmes et les hommes de courage qui s’efforcent chaque jour de bâtir un avenir meilleur malgré un passé tumultueux. Depuis son entrée en fonction en juin dernier, Judith SUMINWA inscrit le retour à la paix parmi ses priorités. Sa vision, guidée par une détermination palpable, est l’expression d’un engagement envers les millions de vies perdues dans cette lutte interminable contre l’activisme des groupes armés. Elle ne recule pas devant l’horreur et le désespoir que son pays endure, et au contraire, elle choisit d’agir avec fermeté contre l’oppression, notamment celle exercée par le M23, instrument du régime de Kigali.

À l’issue de sa mission, Judith SUMINWA et sa délégation dresseront un bilan des succès et des échecs du dispositif en place, tout en identifiant les défis sécuritaires pressants. Ce travail acharné permettra de formuler des recommandations concrètes pour une gestion efficace des forces de sécurité, en mettant un accent particulier sur la nécessaire collaboration entre police, armée et communautés locales. C’est un appel à l’unité, une invitation à la solidarité pour reconstruire ensemble la dignité et la sécurité des Congolais.

Le rapport d’évaluation qui suivra cette mission sera un document précieux, destiné à éclairer le Chef de l’État sur les mesures futures à adopter. Au-delà des considérations de sécurité, il rappelle la nécessité de renforcer les institutions locales et de stimuler la participation citoyenne dans le processus décisionnel. Judith SUMINWA incarne ainsi l’espoir d’une République Démocratique du Congo où chaque voix compte, où chaque citoyen a un rôle à jouer dans la construction d’une paix durable.

Diplomatie RDC – CANADA : Judith SUMINWA et Justin TRUDEAU s’accordent pour un futur riche en opportunités économiques.

Avant de boucler son séjour canadien, La Première Ministre a eu un tête-à-tête avec son homologue, Justin TRUDEAU à Ottawa, mercredi.

Pour le Premier Ministre canadien, son pays est très intéressé à toujours faire un peu plus en Afrique, et plus particulièrement en République démocratique du Congo, pays qui a une très forte diaspora au Canada et avec qui il existe des engagements qui remontent à plusieurs années. « On a de bonnes relations bilatérales en termes de pays francophones. On a eu de longues années d’engagements au niveau du développement et de l’aide humanitaire. On commence à parler encore plus d’investissements, de partenariat et d’entrepreneuriat pour ce pays si jeune, où la jeunesse prend vraiment sa place. Il y a énormément d’opportunités économiques sur lesquelles on veut travailler » a annoncé le Chef du Gouvernement canadien.

Des mots qui traduisent la bonne santé des relations entre les deux pays, et la volonté d’avancer plus loin ensemble. Et pourtant la sécurité de la RDC est menacée dans sa partie Est par la présence des troupes rwandaises qui apportent leur soutien au mouvement du M23. A ce sujet, Justin TRUDEAU prend position dans le sens d’aider à rétablir la paix. « On a parlé de la situation sécuritaire qui continue d’être inquiétante et pour laquelle le Canada est toujours prêt à contribuer » a-t-il assuré.

Pour Judith SUMINWA, cette rencontre s’inscrit évidemment dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, tant au niveau économique que diplomatique.

Un discours qui dit tout sur la volonté de Kinshasa de consolider les relations avec Ottawa. « C’est important pour nous, la RDC, dans la mesure où nous allons vers la diversification de l’économie et la création de plus d’emplois. Nous sommes à la recherche des investisseurs privés qui viendraient en RDC. Il y a déjà des investisseurs canadiens, notamment dans les mines, mais pour nous c’est aussi bon de vouloir profiter de l’expertise du Canada en matière d’économie verte, de diversification de l’économie, de la transition écologique et de la formation professionnelle » a indiqué la Cheffe du Gouvernement congolais.

Après avoir pris par la conférence « Africa Accelerating 2024 » et rencontré aussi bien les autorités politiques que les hommes d’affaires du pays, l’occasion était toute trouvée pour cette rencontre toute particulière entre les deux Chefs de gouvernement. Loin des caméras, ils ont eu d’autres échanges non révélés à la presse qui vont certainement dans le sens de mutualiser les efforts pour atteindre des objectifs communs. Comme quoi l’axe Kinshasa-Ottawa est plus que jamais consolidé à travers cette visite de Judith SUMINWA.

Quelques minutes avant cette rencontre avec Justin TRUDEAU, la Première Ministre était invitée par le Président de la Chambre des communes – Greg FERGUS à assister aux débats à la chambre basse du Parlement canadien. Judith SUMINWA a reçu des ovations de cette assemblée élue du Parlement canadien ; ce qui représente un signe d’amitié, un honneur et une reconnaissance de la part des élus du Canada, toutes tendances confondues, pour cette première Femme Première Ministre en RDC.

La Première Ministre a ensuite été invitée à visiter les différents locaux de cet imposant édifice qui figure parmi les bâtiments les plus emblématiques du monde. Siège de la démocratie parlementaire du Canada, cet édifice unique, ayant sa propre identité et un caractère distinct, revêt une grande importance pour l’ensemble des Canadiens.

A travers son séjour à Ottawa, la Première Ministre a porté très haut la voix de la RDC sur le plan des opportunités économiques d’investissement, du renforcement de la coopération, de partenariats stratégiques et du retour de la paix dans la partie Est du pays. Une visite qui devrait certainement porter des fruits dans un avenir proche.

À l’unanimité, les chefs d’état décident de prolonger le mandat de la Samidrc au sommet de la SADC

À l’issue du Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement…