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Le Corridor transafricain de Lobito ; un must pour l’Afrique !

Ce sera le sujet phare au cœur de la visite du Président américain – Joe BIDEN en Angola prévu du 2 au 4 décembre 2024.

Le corridor transafricain de Lobito, reliant l’Angola à la République démocratique du Congo illustre l’engagement des États-Unis pour promouvoir des partenariats économiques durables en Afrique tout en soulignant le rôle stratégique de la RDC.

Le corridor Lobito est conçu pour relier le port angolais aux régions minières de la RDC et de la Zambie, et potentiellement jusqu’à la Tanzanie. Ce projet permettra de réduire considérablement les délais de transport des minerais critiques, essentiels pour la transition énergétique mondiale.

Un haut responsable américain a déclaré que « cette infrastructure permettra d’acheminer des ressources critiques comme le cobalt et le cuivre en 45 heures au lieu de 45 jours, tout en favorisant la sécurité alimentaire grâce à une meilleure connectivité logistique »

La visite du Président Biden met également en lumière le rôle de l’Angola dans la résolution des conflits régionaux, notamment dans l’est de la RDC. « L’Angola joue un rôle clé dans les efforts de stabilisation à l’est de la RDC. Le président Biden prévoit de remercier Luanda pour son leadership » a indiqué un responsable de l’administration américaine.

Les États-Unis visent à offrir une alternative aux financements chinois en Afrique en mettant l’accent sur des normes élevées. « Il est crucial que les investissements favorisent le développement local et évitent un endettement insoutenable » a souligné un officiel américain, ajoutant que les projets comme le corridor Lobito bénéficient d’un large soutien bipartisan à Washington.

La RDC est au cœur de ces initiatives, renforçant son rôle stratégique dans les efforts d’intégration économique régionale et de développement des infrastructures soutenus par les États-Unis.

Ouverture de la 16e conférence de l’ONU sur la désertification et la dégradation des terres en Arabie saoudite

Ouverture ce lundi en Arabie Saoudite de la 16è conférence de l’ONU sur la lutte contre la désertification CNULCD et la dégradation des terres. Des experts ont tiré la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la déforestation et de l’agriculture intensive pour la planète.

À l’ouverture, Ibrahim Thiaw , secrétaire exécutif de l’organisation, a appelé les parties prenantes à « adopter une approche globale tenant compte des liens étroits entre désertification, perte de biodiversité et changement climatique ».

Il déclare que, l’or de la dernière réunion, qui s’était tenue en 2022 en Côte d’Ivoire, la résolution avait débouché sur un engagement à « accélérer la restauration d’un milliards d’hectares de terres dégradés,  soit des sols endommagés par des activités humaines comme la pollution ou la déforestation,  d’ici à 2030. La CNULCD,  qui réunit 196 pays et l’Union européenne,  estime désormais qu’il faudrait restaurer 1,5 milliards d’hectares avant la fin de la décennies, un défi colossal à l’échelle mondiale « , a-t-il déclaré.

D’après les experts de l’ONU, la COP16 désertification de ce lundi 2 à pour enjeu de parvenir à un consensus sur la nécessité d’accélérer la restauration des terres dégradés et de développer une approche  » proactive » des sécheresse. Ils ont tiré la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la déforestation et de l’agriculture intensive pour la planète.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l’ONU  Antonio Guterres, alerte que  » nous avons déjà perdu 40% de nos terres et de nos sols et cette perte a des conséquences sur l’insécurité alimentaire et les migrations « . Cette conférence est un moment décisif dans le combat contre la sécheresse et l’avancée des déserts.  La sécurité mondiale est vraiment en jeu pas seulement en Afrique et au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde » a-t-il insisté.

Un nouveau rapport publié par des scientifiques du Giec et de la CNULCD a mis en évidence le fardeau que l’agriculture fait peser sur la planète. Ce rapport a été publié le 01 décembre à la veille de l’ouverture des discussions de la COP16.  » nous sommes au bord d’un précipice. Nous devons décider de reculer et prendre des mesures de transformation. Il sera question de savoir s’il conviendra d’adopter des mesures ou de continuer sur un chemin de changement irréversible en matière d’environnement « , souligne Johan Rockstrom directeur de l’institut de recherche de Potsdam sur le climat.

Rappelons que cette 16ieme conférence de l’ONU sur la désertification et la dégradation des terres se tiendra du 02 au 13 décembre à Riyad en Arabie saoudite. Des milliers de délégués, dont près de 100 ministres, ont rehaussé de leur présence à cette conférence.  Les États membres se sont fixés pour objectifs de lutter contre la sécheresse et l’avancée des déserts, ainsi qu’à restaurer 40 millions d’hectares de terres dans les jours avenir.

Tshisekedi et Kagame, le rendez-vous est pris !

Un sommet tripartite Angola – Rwanda – RDC se tiendra à Luanda ce 15 décembre 2024, sous l’égide du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine pour le conflit dans l’Est de la RDC.

Ce sommet réunira les présidents Félix TSHISEKEDI de la RDC, Paul KAGAME du Rwanda, et leur homologue angolais, afin d’accélérer les efforts de stabilisation dans cette région en proie aux violences. Ce sommet intervient après une avancée majeure réalisée le 25 novembre dernier, lorsque les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ont signé à Luanda un « Concept d’opérations – CONOPS ».

Ce document stratégique, approuvé lors de la sixième réunion ministérielle sous la médiation angolaise, fixe les modalités des actions contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda – FDLR et du retrait progressif des forces rwandaises présentes en territoire congolais. Le CONOPS prévoit une mise en œuvre en quatre étapes.

La première phase, prévue sur quinze jours, consistera à évaluer la menace posée par les FDLR et à localiser leurs positions. Parallèlement, le Rwanda devra fournir des informations détaillées sur ses « mesures défensives » et s’engager à cesser toute incursion transfrontalière. La deuxième phase vise des actions ciblées pour neutraliser les FDLR et leurs alliés, suivies d’une évaluation conjointe des progrès réalisés. Ensuite, une troisième phase portera sur une revue des opérations afin d’évaluer leur efficacité. Enfin, la quatrième étape sera consacrée à la stabilisation, avec la démobilisation, le rapatriement et la réintégration des ex-combattants FDLR, ainsi que la normalisation des relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali.

Ce plan vise à rétablir la confiance entre les deux pays et à garantir un environnement sécurisé permettant la reprise des activités socioéconomiques dans l’Est de la RDC. Cependant, plusieurs défis demeurent, notamment le risque de représailles des FDLR contre les civils, la stigmatisation de certaines communautés, et l’importance d’un engagement politique fort pour instaurer une véritable confiance mutuelle.

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué cette initiative et réaffirmé le soutien de la mission onusienne au mécanisme de vérification mis en place par la médiation angolaise. Elle a également appelé au respect du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 4 août 2024, pour garantir le succès du plan.

Peter Stano, porte-parole des Affaires extérieures de l’Union européenne, a également exprimé son soutien à cette initiative et réaffirmé l’engagement de l’UE à accompagner les efforts de paix dans la région. Malgré des mois de négociations infructueuses, la signature de ce document marque une avancée diplomatique significative. Reste à voir si ce nouveau cadre se traduira par des progrès concrets sur le terrain, où les tensions restent vives.

2è édition du forum sur la taxation du tabac en RDC : la fiscalité, une des solutions

La deuxième édition du forum annuel sur la taxation du tabac en RDC à vécu ce mercredi 27 novembre 2024 à l’hôtel Sultani de Kinshasa, ce grâce au Bureau de Liaison avec le Parlement de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (BLP/CENCO) et l’Initiative Locale pour le Développement Intègre (ILDI- ONGD), en collaboration avec le Programme National de lutte contre les Toxicomanies et Substances Toxiques (PNLCT) du Ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale, avec l’appui financier de Tax Justice  FNetwork Africa (TJNA).

Le but étant de plaider pour des réglementations efficaces dans le secteur du tabac afin de soutenir la santé publique et améliorer le bien être socioéconomique des congolais et congolaise. Thème choisi pour cette édition 2024 : « L’ industrie du tabac et les politiques réglementaires pour la protection de la santé publique et la mobilisation des ressources domestiques en RDC ».

Prenant la parole, Me Suzanne Linyonga,  PCA de ILDI/ONGD,   a appelé toute les parties prenantes à s’y impliquer afin d’attendre les objectifs assignés  « nous avons l’opportunité de réfléchir ensemble en faveur d’une réglementations efficaces face aux faiblesses du système fiscal actuel sur le tabac dans la mobilisation des recettes et financement de la santé publique, je suis convaincu que ces échanges permettront de repartir avec le nouvelles idées et stratégies pour mener à bien notre plaidoyer » a-t-elle martelé.

De son coté, le directeur de BLP/CENCO Jean-Paul MULYANGA, a rappelé dans son mot l’importance de ce deuxième forum, et il a profité de cette circonstance pour décrire la doctrine catholique qui se focalise sur la dignité de la personne humaine, la solidarité et la préservation de la santé, il a corroboré que cette doctrine sociale de l’église soutien la lutte anti-tabac et contribue au bien-être commun. Il a achevé son allocution en affirmant qu’ensemble nous pouvons agir pour lutter efficacement contre le tabac.

Un appel qui rencontre le consentement des acteurs de la société civile congolaise à but non lucrative et non confessionnelle qui sensiblement engagée à la promotion des politiques publiques en faveurs de la justice fiscal. Lorsque l’on sait que la consommation du tabac entraîne de centaine de milliards de dollars en perte économique à l’échelle planétaire.

  Pour Patrice Milambo Kapia, directeur du PNLCT, l’utilité de ce forum offre l’opportunité de réfléchir avec les parties prenantes sur les mesures qui doivent aider à lutter contre le tueur silencieux, « La taxation est l’une des meilleurs stratégies mondiales pour réduire la prévalence, les maladies non transmissibles et la morbidité. La réduction de la consommation passe à travers la taxation, plus on taxe, moins l’on consomme » a-t-il indiqué.

Au cours des échanges en panels, le Dr. Renée Nsamba, représentante du représentant pays de l’OMS a, pour sa part, rappelé l’engagement de son institution qui soutient la mise en place des taxes progressives sur les produits du tabac,  « Je salue les efforts considérables consentis pour la lutte anti-tabac en RDC à travers l’OMS, en précisant que 37 millions des enfants de 15 à 16 ans consomment le tabac et 18% des jeunes de 15 ans et plus en consomment également, ainsi la RDC doit prendre des mesures strictes pour lutter contre le tabac tout en rappelant l’importance de la taxation. Sachiez que l’OMS soutien les taxes progressives sur le tabac pour réduire la consommation et générer le revenu pour finaliser la santé publique. Je confirme également que les régions Africaines sont en bonne voie pour réduire la consommation de tabac de 30% » a-t-elle insisté.

Pour Godefroid Mboyo, coordonateur national ai de ILDI/ONGD, l’ingérence de l’industrie tabacicole dans les politiques de mise en œuvre est une véritable entrave qui mérite une attention particulière de la part des décideurs quand on constate que l’industrie recruit certains autorités au sein même de l’administration fiscal, voire parlementaire. Selon les dispositions de l’article 53, l’industrie ne peut en aucun cas se mettre sur la table avec les pouvoirs publics pour discuter de politique. Nous voulons surtout sauver des vies à travers la fiscalité, avec un système de taxation efficace et une réduction du commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS.

Les échanges ont abouti à des recommandations idoine notamment : celui de renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite de tabac ; de mettre en œuvre de manière drastique l’article 53 dans le but d’empêcher l’industrie du tabac de participer à la formulation des politiques sanitaires et fiscales sur le tabac ; aussi de mettre en place un modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac devant permettre aux décideurs politiques d’harmoniser sa politique fiscale avec efficacité et conformément aux recommandations de l’OMS.

Notons que dans le cadre de la mise en œuvre de ses projets ILDI/ONGD a officiellement présenté ses deux éminentes recherches : l’une porte sur l’impact du commerce illicite des produits du tabac sur la taxation et l’autre sur l’industrie du tabac et les politiques fiscales. Avec ces deux études, des évidences scientifiques vont booster la lutte antitabac en RDC.

 

 

 

Hyacinthe BOVAKA

Restauration de la paix dans l’Est de la RDC : Judith SUMINWA conclut sa mission d’évaluation de l’état de siège.

Un pas de plus a été franchi vers la paix et la sécurité en Ituri et au Nord-Kivu après d’intenses consultations avec toutes les forces vives des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la Cheffe du Gouvernement réserve la primeur du rapport de la mission conjointe Gouvernement – parlementaires sur l’état de siège, au Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Durant les consultations autour de l’examen du dispositif transitoire et graduel mis en place pour atténuer l’état de siège dans les deux provinces concernées, la patronne de l’Exécutif central n’a rien lâché. Deux jours d’intenses réunions de travail interminables ont permis une évaluation approfondie des questions sécuritaires, politiques et socio-économiques dans cette partie du pays.

Déterminée, la Première Ministre n’a pas perdu de vue l’objectif principal de cette mission diligentée par le Chef de l’État, en veillant à garantir un climat serein durant les échanges. Pas d’examen approfondi sans consultations élargies. Au Nord-Kivu et en Ituri, les autorités provinciales, les chefs coutumiers, les députés provinciaux, les confessions religieuses, la délégation de la société civile, les mouvements de jeunes et les associations de femmes ont tous confié leurs préoccupations à la Première Ministre.

Quelques minutes avant de quitter l’aéroport national de Bunia, la patronne de l’Exécutif central est revenue sur les motifs de cette mission d’évaluation dans les provinces sous état de siège, « Quand le Président avait signé l’ordonnance l’année dernière sur les mesures d’allègement de l’état de siège, c’était à la suite d’une table ronde où les forces vives de l’Ituri et du Nord-Kivu, en association avec notamment des députés nationaux et sénateurs, ont discuté de cette question de l’état de siège et avaient fait un certain nombre de recommandations. Donc, c’est sur cette base-là qu’il y a eu cette ordonnance » a expliqué la Première Ministre SUMINWA.

La priorité est celle du retour de la paix. « Le Président de la République nous a donné l’instruction de venir et de faire le point sur la situation. Aujourd’hui, nous sommes en 2024, et nous sommes pratiquement à la fin de l’année. Qu’est-ce qui a été fait effectivement ? Quelles sont les avancées ? Quelles sont les forces et les faiblesses ? C’est pourquoi il était important que nous puissions, avec la délégation qui m’accompagne, rencontrer les forces vives de différentes parties prenantes, que ce soit en termes d’autorités provinciales ou d’élus provinciaux, de société civile, vraiment toutes les forces vives, pour faire le point de la situation avec eux, car il est important de les entendre »s’est-elle exprimée.

La question du retour de la paix dans l’Est du pays est une affaire prioritaire pour le garant de la Nation et le Gouvernement. « Ce que le Chef de l’État souhaite, c’est ramener la paix et la sécurité. Il est important maintenant de voir comment nous allons le faire, tenant compte des contextes respectifs du Nord-Kivu et de l’Ituri. Car les contextes ne sont pas les mêmes dans ces deux provinces. Donc, c’était important de pouvoir réaliser ces consultations, d’écouter les gens. Maintenant que nous avons fait cela, nous rentrons à Kinshasa. Nous allons faire le débriefing entre nous, les membres de la mission, et nous allons pouvoir faire nos recommandations au Chef de l’État. C’est à ce moment-là, quand le Chef de l’État prendra ses décisions, que vous saurez vraiment la quintessence de tout ce qui a pu ressortir de ces consultations ». Les retombées de cette mission sensible dépendront du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État.

Voyage au cœur du luxe : la 4e édition du Dîner Master Class de L’Excellence

Le mercredi 19 juin, l’Hôtel du Fleuve a accueilli la  « 4e édition du Dîner Master Class de L’Excellence », une soirée placée sous le signe de l’élégance et de l’excellence. Avec pour thème « Horlogerie & Joaillerie : Voyage au cœur du luxe et des matières précieuses », cet événement de prestige a mis en lumière les riches savoir-faire des industries du luxe, grâce aux interventions de Brice Wittman et Jean-Baptiste Tardy, experts de la maison Prosper.

Portée par Eva Tshibuabua et Chouna Lomponda, cette initiative ambitieuse se distingue par son objectif de promouvoir l’innovation et de professionnaliser les compétences locales. Le Dîner Master Class de L’Excellence va bien au-delà d’un simple cadre de formation : il vise à valoriser l’image de la République Démocratique du Congo tout en renforçant son attractivité économique à travers des rencontres d’envergure internationale.

Cette édition est un véritable tremplin pour mettre en avant les talents congolais et établir des ponts entre l’artisanat de luxe mondial et le savoir-faire local, ont souligné les organisateurs.

En affirmant la RDC comme un acteur émergent dans les industries du luxe, le Dîner Master Class de L’Excellence ouvre des perspectives prometteuses pour le rayonnement du pays sur la scène internationale. Une soirée qui a une nouvelle fois démontré que l’excellence congolaise n’a pas de limites.

 

 

Hornela Mumbela

Après sa participation à la Cop 29 : La Députée Nationale Néné Mainzana a repris son siège à l’Assemblée nationale

Ces derniers mois, la députée nationale Néné Mainzana Mapoko a mené d’intenses activités sur le plan international. Après la Côte d’Ivoire où elle avait été élue vice-présidente du réseau des Parlementaires africains sur le changement climatique, elle vient de prendre part à la COP 29 à Bakou. Elle y a soutenu la voix de l’Afrique selon laquelle les parlementaires ont la mission de légiférer des lois dans la lutte contre le changement climatique pouvant réduire les effets néfastes envers les communautés locales et peuples autochtones.

Elle a soutenu que les parlementaires africains se sont engagés à élaborer des plans locaux, territoriaux et d’autres outils sectoriels pour la mise en œuvre efficace et le suivi des engagements internationaux pris par nos différents pays. De retour à Kinshasa, l’élue de Bolomba dans la province de l’Equateur a repris son travail à la chambre basse du Parlement où elle est membre de la commission Environnement, ressources naturelles, tourisme et développement durable. Elle entend s’impliquer dans l’examen de toutes les questions qui seront soumises à la plénière de l’Assemblée nationale, afin de défendre les intérêts du pays, en général, et des populations du territoire de Bolomba qui l’avaient élue à une forte majorité, en particulier.

Économie : La RDC victime de sa mauvaise réputation

« Le climat des affaires en RDC reste marqué par une réputation difficile qui dissuade les grandes entreprises internationale » c’est l’alerte lancée par l’ambassadeur des États-Unis en RDC – Lucy TAMLYN lors d’un atelier sur les principes volontaires relatifs à la sécurité et aux droits de l’homme.

Organisé cette semaine à Kinshasa, l’atelier a réuni des dirigeants du gouvernement, du secteur privé et de la société civile pour élaborer un plan d’action national visant à intégrer ces Principes volontaires. Créés en 2000, ils s’appliquent particulièrement aux industries extractives comme les mines et le pétrole, en encourageant des pratiques respectueuses des droits de l’homme notamment à travers la formation des forces de sécurité et la mise en place de mécanismes de signalement des abus.

La diplomate américaine – Lucy TAMLYN a rappelé l’importance de ces principes dans un secteur minier essentiel à l’économie congolaise mais confronté à des défis majeurs : pauvreté des communautés locales, activités illégales, et violences liées à l’exploitation.  « En adhérant à ces principes, la RDC pourrait non seulement stabiliser son secteur minier, mais aussi attirer davantage d’investissements responsables tout en améliorant la dignité et la sécurité de millions de Congolais » a indiqué Lucy TAMLYN.

Le secteur minier représente un pilier économique pour la RDC, mais son potentiel est entravé par un climat des affaires fragile. Selon le Baromètre National du Climat des Affaires – BNCA, le pays a enregistré un score de satisfaction de 37 % en juin 2023.

En 2021, le gouvernement congolais avait adopté une feuille de route comprenant 69 réformes pour améliorer cet environnement mais seulement 27 % de ces réformes avaient été mises en œuvre à ce jour. En novembre 2024, le gouvernement congolais a annoncé un plan stratégique pour les cinq prochaines années afin de renforcer l’environnement entrepreneurial.

Lors de l’atelier, les participants ont souligné que ce plan, couplé aux principes volontaires, pourrait offrir une feuille de route claire pour protéger les droits humains tout en favorisant une meilleure gouvernance dans les zones minières.

COP29 : L’adoption du prix de crédit carbone salué par la RDC et la Côte-d’Ivoire

Alors que la convention de l’accord de Paris qui encadre les échanges de crédits carbone a été adopté, les ministres de l’environnement ivoirien – Jacques Assohoré Konan et congolais – Eve Bazaiba se félicitent de cette avancée majeure pour les Pays Africains.

A l’issus de la Conférence annuelle conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques – COP29 à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan ; la Côte d’Ivoire a annoncé avoir réussi à vendre 7 millions de tonnes de crédits carbones dans le cadre d’un partenariat avec la Banque mondiale. Cette transition, une première pour le Pays, témoigne de l’importance croissante des mécanismes de marché encadrés par l’accord de Paris. Ces mécanismes représentent une solution concrète pour financer des projets de réduction des émissions tout en stimulant le développement durable.

Cette annonce traduit l’engagement des nations africaines dans la lutte contre le changement climatique. La vente des crédits carbone ouvre la voie à une mobilisation accrue des ressources pour soutenir la transition écologique sur le continent.

Pour les experts, cette avancée constitue un signal positif quoique les défis sont nombreux. La transparence des transactions et l’impact réel sur les réductions d’émissions devront être scrutés de près. Pour les Pays comme la Côte d’Ivoire et la RDC, le succès de ces initiatives dépendra également de leur capacité à attirer des investisseurs tout en préservant leurs écosystèmes.

Bien que les échanges de crédits carbone reste murmurant en Afrique, cette adoption pourrait bien devenir un levier essentiel pour relever les défis climatiques mondiaux.

Est de la RDC : Judith SUMINWA au chevet des populations meurtries

La détermination de la Première Ministre – Judith SUMINWA est inébranlable pour pacifier les provinces en proie aux conflits du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Ce vendredi 22 novembre 2024, elle prend la tête d’une forte délégation, composée de membres de son Gouvernement et de parlementaires, pour une mission d’itinérance importante dans les villes de Goma et Bunia.

La Cheffe du gouvernement fera face avec courage à l’angoisse et aux souffrances des habitants pour évaluer l’état de siège instauré depuis 3 ans et envisager un avenir meilleur. Durant deux jours d’une immersion intense, cette mission gouvernementale s’inscrit dans un besoin impérieux : celui d’évaluer le dispositif transitoire en place à Goma et Bunia. La population, la société civile et les députés nationaux attendent avec impatience des signes d’un changement tangible, désespérément souhaité après des années d’insécurité et d’insatisfaction.

   Le regard de Judith SUMINWA et son engagement actif montrent une volonté sans faille d’apporter une lueur d’espoir à ceux qui ont tant souffert. Suivant les instructions du Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI, la Première Ministre est déterminée à examiner avec attention les mesures d’assouplissement déjà mises en œuvre, non seulement pour permettre aux enfants de retourner à l’école, mais aussi pour offrir un cadre propice au développement économique.

C’est une promesse de renaissance, une main tendue vers les femmes et les hommes de courage qui s’efforcent chaque jour de bâtir un avenir meilleur malgré un passé tumultueux. Depuis son entrée en fonction en juin dernier, Judith SUMINWA inscrit le retour à la paix parmi ses priorités. Sa vision, guidée par une détermination palpable, est l’expression d’un engagement envers les millions de vies perdues dans cette lutte interminable contre l’activisme des groupes armés. Elle ne recule pas devant l’horreur et le désespoir que son pays endure, et au contraire, elle choisit d’agir avec fermeté contre l’oppression, notamment celle exercée par le M23, instrument du régime de Kigali.

À l’issue de sa mission, Judith SUMINWA et sa délégation dresseront un bilan des succès et des échecs du dispositif en place, tout en identifiant les défis sécuritaires pressants. Ce travail acharné permettra de formuler des recommandations concrètes pour une gestion efficace des forces de sécurité, en mettant un accent particulier sur la nécessaire collaboration entre police, armée et communautés locales. C’est un appel à l’unité, une invitation à la solidarité pour reconstruire ensemble la dignité et la sécurité des Congolais.

Le rapport d’évaluation qui suivra cette mission sera un document précieux, destiné à éclairer le Chef de l’État sur les mesures futures à adopter. Au-delà des considérations de sécurité, il rappelle la nécessité de renforcer les institutions locales et de stimuler la participation citoyenne dans le processus décisionnel. Judith SUMINWA incarne ainsi l’espoir d’une République Démocratique du Congo où chaque voix compte, où chaque citoyen a un rôle à jouer dans la construction d’une paix durable.