COP29 : l’agression rwandaise empêche la RDC d’investir dans la résilience climatique (Judith Suminwa)

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a déclaré ce mercredi 13 novembre à la COP29 que la « guerre imposée à la RDC par le Rwanda » empêche son Gouvernement d’investir dans la résilience climatique.

Devant les membres de la communauté internationale dont le président rwandais Paul Kagame et des hauts responsables de l’ONU, la cheffe du gouvernement de la RDC a tenu le Rwanda responsable de la destruction des écosystèmes dans l’Est du territoire congolais.

« La RDC, mon pays, enregistre des pertes importantes en ce qui concerne sa biodiversité à l’Est du pays et est contrainte d’orienter une partie de son budget à l’effort de la guerre lui imposée injustement par le Rwanda plutôt qu’à investir dans la résilience climatique. Cette situation devrait interpeller davantage la communauté internationale », a martelé Judith Suminwa.

Elle a, par ailleurs, fait savoir que malgré cela, la RDC est prête à établir des partenariats stratégiques « gagnants-gagnants », à la fois bénéfiques pour les communautés congolaises et pour notre planète.

La Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques (COP29) se tient depuis le 12 novembre à Baku en Azerbaïdjan.  La COP29 accueille des diplomates, des fonctionnaires de l’ONU, des journalistes, des climatologues, des dirigeants syndicaux, des experts politiques, etc. Un nombre impressionnant de près 67 000 personnes se sont inscrites pour assister à cet événement mondial.

COP 29 :LA CFLEDD, AVOCATE DES AUTOCHTONES

Au cours de la 29ème conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques – COP29 à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, plusieurs associations congolaises ont porté haut la voix de la République Démocratique du Congo.

À l’instar, de la coalition des femmes leaders sur l’environnement et le développement durable (CFLEDD) qui a plaidé pour l’accès à l’énergie aux communautés locales et peuples autochtones.

Dans les coulisses de la COP 29, au pavillon Global Renewables Hub ; la coordinatrice de la CFLEDD – Dorothée LISENGA – s’est attelé sur la perception des congolais sur l’accès à cette ressource indispensable pour le développement de la société.

Pour Dorothée LISENGA « les énergies renouvelables sont une solution pour l’Afrique et la RDC » afin de palier au manque de desserte aux ressources énergétiques qui paralysent l’Afrique et en particulier la RDC malgré le grand barrage hydroélectrique d’Inga dans le Kongo central à l’ouest du Pays.

Par ailleurs, Dorothée LISENGA a recommandé l’usage de l’énergie solaire, essentielle pour le futur de l’Afrique, des jeunes et des femmes. « Nous avons besoin d’actions, et nous devons agir immédiatement pour réduire les émissions de gaz carbonique » a-t-elle insisté.

Nous avons libéralisé le secteur. Mais les communautés ont besoin de l’énergie solaire pour fournir des emplois, « L’énergie solaire est une énergie propre pour l’Afrique, et nous la désirons ardemment ».  Les hommes et les femmes ont besoin d’accéder à l’énergie solaire qui est la meilleure solution et une opportunité pour l’Afrique » a renchéri Dorothée LISENGA. L’énergie étant une denrée indispensable pour le développement socio-économique des populations, investir dans ce secteur est plus qu’un impératif.

Pendant que le monde court vers sa perte à cause de l’utilisation des énergies fossiles qui polluent la planète, le recours aux énergies renouvelables est une solution idoine pour réduire l’impact du changement climatique dans le monde.

Bakou cop 29 : A Guterres lance un avertissement au sommet climatique « payer ou l’humanité en paiera le prix »

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a demandé mardi 12 novembre aux dirigeants réunis à Bakou pour le Sommet de l’action climatique (COP29) de prendre des mesures immédiates pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, protéger les populations du chaos climatique et « abattre les murs du financement climatique » en réponse à la « destruction climatique » auquel le monde a assisté en 2024.

« Le son que vous entendez est celui du tic-tac de l’horloge. Nous sommes dans le compte à rebours final pour limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. Et le temps ne joue pas en notre faveur », a-t-il averti.

Dans son discours d’ouverture au Sommet des leaders mondiaux pour l’action climatique, le segment ministériel de la COP29, qui s’est officiellement ouvert mardi à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, M. Guterres en a apporté la preuve en indiquant qu’il est presque certain que 2024 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée. « Aucun pays n’est épargné » par la destruction climatique, a-t-il rappelé, citant les ouragans, les mers en ébullition, les cultures ravagées par la sécheresse, « tout cela étant dopé par le changement climatique causé par l’être humain ».

L’économie mondiale est marquée par les chocs de la chaîne d’approvisionnement augmentent partout les coûts ; les récoltes décimées font grimper les prix des denrées alimentaires au niveau mondial ; les maisons détruites augmentent les primes d’assurance. « C’est l’histoire d’une injustice évitable. Les riches sont à l’origine du problème et les pauvres en paient le prix fort », a fait valoir le chef de l’ONU, notant que l’ONG Oxfam a constaté que les milliardaires les plus riches émettent plus de carbone en une heure et demie qu’une personne moyenne en une vie entière « À moins que les émissions ne chutent et que l’adaptation ne monte en flèche », a-t-il souligné, « toutes les économies seront confrontées à une fureur bien plus grande ».

Changement climatique : Identification des pertes et préjudices dans les activités des femmes rurales en RDC.

 Le changement climatique est l’un de plus grands défis du 21ième siècle. Leurs effets varient selon les générations, les régions, les classes sociales et les sexes etc. D’après les résultats menés par la CFLEDD, dans le cadre de ses actions organisées sur le terrain ; sur l’identifications des pertes et préjudices causés par les changements climatiques dans différentes activités des femmes rurales, il relève comme problème d’abondance des pluies qui est à la base de pertes des produits agricoles et d’inondation , la carence d’eau qui contraint ces femmes à parcourir de longue distances pour s’approvisionner en eau, le taux très élevé de la chaleur qui contribue à la perte de produits agricole et à la sécheresse des semences qui ne supporte pas cette température.

Pour la CFLEDD, les changements climatiques touchent tout le monde, mais pas de la même manière. Il est bien établi que le changement climatique a un impact plus important sur les personnes les plus vulnérables de la planète, que ce soit dans les pays développés ou en développement, et qu’il exacerbe les inégalités existantes. Les femmes sont souvent confrontées à des risques plus élevés et à des charges plus lourdes en raison de la pauvreté, des rôles, responsabilités et des normes culturelles existants.

C’est le cas observé dans le site agricole de NGWELE à Kinshasa, les conséquences du changement climatique sont réelles, le manque d’eau a alourdi le fardeau des femmes de ce coin, en les obligeant à parcourir de plus grandes distances pour s’approvisionner quotidiennement en eau, en leur laissant moins de temps pour un travail rémunéré et en les exposant potentiellement à des risques accrus pour leur sécurité personnelle.

 Ces activités d’identification des pertes et préjudices que rencontre les femmes dans leurs activités champêtres ou dans leurs vies au quotidien est l’œuvre des travaux de groupe thématique de la CFLEDD qui s’est engagée dans un lien étroit avec ces organisations membres durant le deux dernier trimestre de l’années avec un objectif ; non seulement de promouvoir les activités de la femme rurale et de l’accompagner à gérer durablement les ressources pour la résilience climatique mais également de renforcer les capacités des femmes dans les techniques agricoles innovantes, dans la transformation et la commercialisation des produits agricoles.

 Partant de ces enquêtes, la CFLEDD constate que les femmes et les filles sont de plus en plus habilitées à contribuer à l’action climatique et à en tirer profit dans la mesure où quelques techniques locales utilisées par les femmes, identifiées sur le terrain prouvent à fond que ces dernières sont les leviers efficaces dans le combat contre ces catastrophes climatiques. Ainsi ; les accompagner à proposer des solutions naturelles en guise d’atténuation et d’adaptation pour lutter contre le changement climatique est d’une importance capitale pour atteindre les Objectifs du Développement Durable. Noter que la CFLEDD vise en guise de ces enquêtes sur l’identifications de pertes et préjudices que provoque le changement climatique dans les activités des femmes, de produire un outil d’évaluation environnemental qui va servir de guide pour les activités sous projet reste.

Kinshasa : Daniel BUMBA lance des travaux de construction des avenues Wangata, Kwilu, Kimwenza et Colonel Ebeya

Lancé ce mercredi 25 septembre par le Le gouverneur de la ville de Kinshasa les travaux de construction des avenues Kwilu, Kimwenza à Kalamu, et Wangata dans la commune de Kinshasa, ainsi que la réhabilitation de l’avenue Colonel Ebeya à Gombe ont belle et bien débuter.

Ces travaux, qui couvrent un total de 20,4 kilomètres, visent à désengorger les principales artères de Kinshasa et à fluidifier la circulation dans nos quartiers. En utilisant des chaussées rigides en béton, nous garantissons la durabilité de ces routes pour le bien-être de notre population.

Le gouverneur de Kinshasa a tenu à souligner l’appui indispensable du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi, « qui est à l’origine de cette initiative ». Ce projet s’inscrit dans la vision de développement et de modernisation de la ville de Kinshasa. a-t-il déclaré.

Daniel Bumba a par la même occasion, invité les Kinois à participer activement en veillant au bon déroulement de ces travaux « Votre vigilance et votre implication sont essentielles pour garantir que ce projet se concrétise dans les délais impartis et avec la qualité attendue », a dit le premier citoyen de la capitale.

Sans oublier que, le bon démarrage des travaux sur l’avenue Wangata et de l’avancée significative des travaux de bétonnage sur l’avenue Colonel Ebeya seront livrer d’ici fin décembre », a-t-il insisté.

Relation internationale à New-York : Le Président Félix Tshisekedi intensifie les partenariats pour la RDC

Au cours de la 79e Assemblée générale des Nations Unies à New York, le mardi 24 septembre 2024, le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a enchaîné les rencontres bilatérales d’importance. Parmi ses interlocuteurs, le Président de la Pologne Andrzej Duda, le secrétaire général des nations unies, le philanthrope américain Bill Gates, ainsi que plusieurs chefs d’État européens, dont Aleksandar Vučić, Président de la Serbie, et Alexander De Croo, Premier ministre belge.

Soutien total de l’ONU et instauration de paix dans la région des Grands Lacs

Le Président Tshisekedi a  rencontré le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avec qui il a discuté de la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est de la RDC. Les deux dirigeants ont réitéré l’importance du Processus de Luanda pour parvenir à une paix juste et durable dans l’Afrique des Grands Lacs. Le Secrétaire général a assuré le soutien continu des Nations Unies aux initiatives de paix régionales.

Lutte contre la poliomyélite et modernisation de l’éducation avec Bill Gates

Le président de la République s’est également entretenu avec Bill Gates, cette rencontre sollicité par le milliardaire et philanthrope américain a porté sur l’évaluation de la situation sanitaire en RDC. Les deux hommes ont évalué les progrès de la santé publique, le ministre de la Santé, Roger Kamba, a indiqué que les efforts de vaccination contre la poliomyélite ont porté leurs fruits : les cas sont passés de 500 en 2022 à seulement 22 en 2024. En outre, Bill Gates a promis d’intensifier son soutien à la vaccination contre d’autres maladies infantiles comme la rougeole et la varicelle et contre le Mpox.

Au cours de cet entretien, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a également sollicité l’aide de la Fondation Bill Gates pour moderniser le système éducatif congolais à travers l’intégration des technologies numériques dans les salles de classe. Bill Gates a donné son aval pour favoriser la connectivité des écoles via Starlink et s’est engagé à visiter la RDC en 2025 pour soutenir le développement agricole.

Entretien avec le Président Andrzej Duda

Cet entretien avec son homologue Polonais s’inscrit dans un effort de rapprochement diplomatique entre la RDC et la Pologne. En juillet dernier, le Président Duda avait envoyé un émissaire à Kinshasa pour inviter officiellement Félix Tshisekedi à une entrevue en marge de l’Assemblée générale. Les discussions ont porté sur des projets de partenariat dans les domaines de la digitalisation, de la transformation numérique, ainsi que sur la coopération dans le domaine de la défense axée sur la surveillance des frontières.

Les deux dirigeants ont affirmé leur engagement à signer des accords dans ces secteurs lors de visites réciproques à Varsovie ou Kinshasa.

Coopérations bilatérales avec la Serbie et la Belgique

Le Président Tshisekedi a également eu un entretien de plus d’une heure avec son homologie de Serbie le Président serbe Aleksandar Vučić et le Premier ministre belge Alexander De Croo. Les discussions ont porté sur l’approfondissement de la coopération dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures et l’éducation. Ils se sont aussi engagés à poursuivre et consolider les bonnes relations entre leurs pays au bénéfice de leurs populations respectives.

Par ailleurs, le président Aleksandar Vučić a réaffirmé le soutien de la Serbie face à l’agression que subit l’Est et a soutenu le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, tandis qu’Alexander De Croo a évoqué l’importance de maintenir de solides relations entre la Belgique et la RDC, notamment en matière de sécurité et d’humanitaire dans la région des Grands Lacs.

79e assemblée générale de l’ONU : Félix Tshisekedi appelle à un multilatéralisme renforcé pour la paix et le développement durable

Lors de son intervention mercredi 25 septembre, à la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a prononcé un discours axé sur le multilatéralisme, la paix et le développement durable.

Le thème de la session, « Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour faire progresser la paix, le développement durable et la dignité humaine pour les générations futures », a trouvé un écho particulier auprès du président de la RDC, qui a souligné l’importance d’une action collective face aux défis mondiaux.

Il a réaffirmé que le multilatéralisme et le respect d’un système mondial fondé sur des règles sont essentiels pour relever les défis sécuritaires, climatiques et économiques actuels.

Un appel à la paix mondiale et une condamnation des conflits armés

Le président de la RDC a mis en avant la montée des conflits et des actes d’agression dans différentes parties du monde, en citant des exemples tels que le conflit russo-ukrainien, la guerre au Yémen ou encore la crise en Syrie.

Parmi les crises évoquées, la situation dans l’Est de la RDC occupe une place centrale. Le Chef de l’Etat congolais a condamné la résurgence des activités du groupe terroriste M23, soutenu par le Rwanda, qui a provoqué une grave crise humanitaire. Il a exigé le retrait immédiat des troupes rwandaises et appelé la communauté internationale à imposer des sanctions contre le Rwanda pour son rôle dans cette déstabilisation. Il a également souligné l’importance de la mise en œuvre de la feuille de route de Luanda pour restaurer la paix entre la RDC et ses voisins.

Le développement durable au cœur des priorités

Dans la deuxième partie de son discours, le président congolais a présenté les initiatives de son pays en matière de développement durable. Il a rappelé que la RDC a fait des progrès importants dans plusieurs domaines, notamment avec la gratuité de l’enseignement de base, qui a permis à 4 millions d’enfants d’accéder à l’école depuis 2019.

Cependant, il a également reconnu que les défis demeurent, notamment en ce qui concerne les Objectifs de Développement Durable (ODD). Le président a souligné que la RDC aura besoin de 32 milliards de dollars par an pour atteindre ces objectifs d’ici 2030. Il a lancé un appel aux partenaires internationaux pour renforcer les investissements et promouvoir la paix afin de garantir un développement socio-économique stable.

Le rôle clé de la RDC dans la lutte contre le changement climatique

Forte de sa biodiversité exceptionnelle et de ses ressources naturelles, la RDC se positionne comme un acteur crucial dans la lutte contre le changement climatique. Le président de la République a mis en avant les réformes en cours dans les secteurs de l’agriculture, de la foresterie, de l’énergie et de la gestion des déchets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il a également mentionné l’Alliance Trilatérale signée avec le Brésil et l’Indonésie, soulignant la coopération autour de la préservation des forêts tropicales et l’action climatique.

Par ailleurs, le président de la RDC a exhorté les Nations Unies à intensifier leurs actions dans la lutte contre le terrorisme et l’exploitation illégale des ressources naturelles en Afrique, des maux qui alimentent l’insécurité dans la région des Grands-Lacs. Il a réaffirmé l’engagement de son pays à promouvoir la paix, la sécurité et un développement durable, tout en renforçant la coopération multilatérale pour faire face aux défis mondiaux.

Lancement de la Campagne de sensibilisation sur les méfaits sanitaires du tabac et de vulgarisation du Cadre légal de la lutte anti-tabac en RDC

Le Bureau de Liaison avec le Parlement de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (BLP/CENCO) conjointement avec l’Initiative Local pour le Développement Intégré (ILDI-ONGD), ont procédé au lancement de la Campagne de sensibilisation sur les méfaits sanitaires du tabac et la vulgarisation du Cadre légal de la lutte anti-tabac en RDC, ce vendredi 20 septembre 2024 à la Maison Communale de Kisenso. 

Cette campagne entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet : « Plaidoyer Fiscal sur la taxation du tabac en Afrique Phase II », appuyé par Tax Justice Network Africa (TJNA), en partenariat avec le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale via son programme spécialisé contre les toxicomanies et substances toxiques (PNLCT).

Mains dans les mains et coudes serrés, les deux partenaires opérationnels nationaux du Réseau pour la Justice Fiscale en Afrique ont démarré une vaste Campagne de Sensibilisation dans les points chauds de la Mégalopole Kinshasa qui compte près de 15 millions d’habitants avec un seul message  » jeune gens arrêté de fumer en public, vous détruisez votre mental, votre santé et la santé des autres »

Surpris de passage sur une avenue en plein action un vendeur et un consommateur de la cigarette ont été sensibilisés à l’instant même.  De l’autre côté un ancien fumeur connu pour sa capacité de fumer témoigne les conséquences du tabac dans sa vie «  Je fais pratiquement  35 ans en étant fumeur mais un jour lorsque ma mère a été tabassé à cause de ma cigarette, j’avais pris la décision de stopper.  Et présentement, je n’aime pas qu’une personne fume en ma présence » dit-il.

Porter la main à cette sensibilisation, le chef du personnel de la commune de Kisenso s’exprime « plusieurs personnes fumeurs ne savent pas que la cigarette qu’ils prennent envoie plus de maladie au personne qui les entourent, cette campagne va tous nous enseigner car il est interdit de fumer au vue de tous ». 

Les différentes couches en même temps que  leurs clientèles ( motards, femmes maraichères, vendeuses, tresseuses, taximan, chargeurs des véhicules, jeunes revendeurs et acheteurs) ont été sensibilisées à partir des lieux de développement de leurs affaires. 

Sur place EBEDI, chef de bureau de la commune de Matete appel les jeunes de cette commune à changer les comportement, car fumée c’est détruire le mental « il est important d’informer et éveiller la conscience de la population sur le méfaits de la cigarette dans notre santé » a-t-il ajouté.

Et maître Patrick FUNDI, chargé de projet et assistant technique au BLP/CENCO revient sur l’importance de cette campagne “ la campagne va permettre à la population d’être informer sur les méfaits sanitaire du tabac environnemental et nous attendons un changement de comportement aussi nous allons profiter de cette campagne pour sensibiliser sur l’arrêté n°041 qui interdit de fumée dans le lieu public

Pour une proximité encore plus étroite avec les populations de Communes ciblées l’on a aussi noté l’implication des pouvoirs publics locaux des Communes de la Ville-Province de Kinshasa ainsi que de la Coordination du Réseau des Comités Locaux de Gouvernance Participative CLGP/Ville-Province de Kinshasa par l’implication de son Coordonnateur et ses principaux Animateurs des Comités Locaux de Gouvernance Participative – CLGP des Communes touchées par la Campagne de sensibilisation.

Signalons que cette première phase a commencée à Kinshasa dans la commune de Matete, la commune de Lingwala précisément à l’huilerie, à Kintambo et au Rond point Ngaba. La deuxième phase de la sensibilisation quant à elle ciblera les Universités et Instituts Supérieurs entre autres : UNIKIN, UPC, UCC, UPN, ISC.

 

Revue conjointe de la SSEF : la ministre d’État Raïssa Malu clôture les travaux sur une note d’espoir

L’édition 2023 de la Revue conjointe de la Stratégie sectorielle de l’Éducation et de la Formation (SSEF) 2016-2025 en RDC a pris fin, jeudi 20 septembre 2024, dans la salle de conférence de Pullman Hôtel, à Kinshasa-Gombe. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu, qui a clôturé les quatre jours de réflexion et d’échanges, a exprimé sa gratitude aux participants pour leurs précieuses contributions.

« Nous avons eu l’opportunité de revisiter ensemble les grands axes de notre stratégie, d’évaluer le succès que nous avons collectivement réalisé, mais aussi d’identifier le défi qui persiste. Cette introspection nous a permis de nous projecter vers l’avenir avec une vision claire et des engagements renouvelés. Je tiens à saluer les interventions enrichissantes de nos experts, ainsi que les discussions animées qui ont eu lieu dans les ateliers. Vos analyses et recommandations éclairées sont essentielles pour guider les prochaines étapes de notre démarche », a déclaré Raïssa Malu.

La ministre d’État a saisi cette occasion pour rappeler l’importance de la collaboration dans le secteur, au regard du partenariat établi, pour atteindre les objectifs fixés. Elle a aussi encouragé tous les acteurs à poursuivre les échanges, à renforcer la synergie et à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour garantir une éducation de qualité, accessible à tous. La patronne de l’EDU-NC a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a placé l’éducation au cœur des priorités nationales. « Sa vision et son engagement continuent d’inspirer nos actions », a-t-elle confié.

  Au total 135 délégués de différentes structures, ont participé à la session conférence de la Revue conjointe, à savoir la Présidence de la République, la Primature, les cabinets des ministres du secteur de l’Éducation et de la Formation et leurs administrations centrales et provinciales, les ministères des Finances, du Budget et du Plan, les partenaires techniques et financiers, la société civile, l’ANAPECO, les syndicats des enseignants, les confessions religieuses, y compris les délégations de la République du Congo, du Burundi, du Tchad et du Cameroun, ainsi que du partenariat Mondial pour l’Éducation (GPE). D’autres participants ont suivi les travaux en ligne.

Ces acteurs ont formulé plusieurs recommandations au terme des assises, entre autres assurer la formation des enseignants, des conseillers d’orientation et professionnels de l’Enseignement Spécial sur les pratiques pédagogiques inclusives ; prendre en compte l’Enseignement spécial et l’Education inclusive dans le Système Éducatif Congolais ; renforcer le dialogue interministériel dans le secteur de l’Education ; vulgariser le nouveau Programme d’Enseignement de la maternelle ; appuyer le Ministère de l’EDU – NC dans l’élaboration de la Politique Nationale de l’Alimentation et la Stratégie Opérationnelle ; rendre opérationnelles les Cantines Scolaires dans le Sous-Secteur de l’EDU-NC ; accélérer la préparation de la Stratégie de l’Education en Situation d’Urgence ; assurer l’appui technique et financier pour l’implémentation des enseignements ouverts et à distance dans notre Système Educatif à travers la prise en charge des activités par l’Etat et en établissant les partenariats le bi et multilatéraux.

Raïssa Malu espère que les réflexions et décisions prises au cours des travaux guideront les actions futures dans le secteur et contribueront à l’amélioration continue du système éducatif de la RDC. Elle était accompagnée du ministre de la Formation professionnelle et des métiers, Marc Ekila, de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo et du vice-ministre de l’EDU-NC, Jean-Pierre Kezamudru.

Foire rurale : le gouvernement provincial s’approprie des actions que mènent la Cfledd dans la province de l’Equateur

La foire rurale est lancée officiellement à Mbandaka en date du 21 au 22 août par le ministre provincial de l’environnement et le développement durable. Cette foire organisée par la Coalition des femmes leaders pour l’environnement et le développement durable  qui prône notamment sur l’implication des Femmes dans les Organes de Prise de Décision aux Différentes réformes engagées au niveau pays et plus spécifiquement dans la Province de l’Equateur avec son partenaire financier – RFN vise à contribuer à la participation qualitative des femmes en valorisant leurs apports et connaissances pour favoriser les opportunités économiques du développement communautaire.

Ce forum a été également un cadre d’échanges et partage d’expérience autour des panels, des concours culinaires danse traditionnelle mais aussi porter ce plaidoyer en faveur de la femme congolaise auprès des autorités.

Une activité qui revêt une importante capitale à en croire Mme CHOUCHOUNA LOSALE, chargée des programmes de la CFLEDD « nous sommes venue remettre faire l’appropriation de ce projet auprès des autorités provinciales, que les autorités s’imprègnent des activités que nous menons, qui permettent à réduire la déforestation et la pression de la forêt en apprenant aux communautés comment gérer et planter les arbres, ou transformer les déchets ménager en fabriquant les braises écologiques » rapporte-elle.

D’autre part, les bénéficiaires des formations de la CFLEDD sur la transformation des PFNL et des produits issus de l’agriculture familiale venues des différents territoires témoignent avec fierté l’impact du projet sur leurs vies quotidiennes, explique Mboyo une femme PA «  au départ je n’arrivais même pas à m’exprimer et me tenir debout devant un COLO, grâce aux différentes formations apprises à travers la CFLEDD, je ne plus honte, j’affronte tout le monde, je me suis épanoui psychologique et financièrement, je connais mes droits et je protège la forêt» martèle-elle

Cette édition 2024 de la Foire rurale a réuni plusieurs personnalités et institutions de marque notamment des ministères techniques, du ministère de l’environnement et l’Agriculture, la délégation de la coordination nationale de la Cfledd, les agro-industriels, les partenaires techniques et financiers, les universités et instituts de recherche, la presse locale ainsi que la population Mbandakais et Mbandakaises qui ont visité et commercialisé leurs produits locaux transformé ayant apprises lors des différentes formations.

De part et d’autre, les différents ministres exhorte la CFLEDD a toujours allé de l’avant afin d’atteindre leurs objectifs et obtenir les résultats tant attendus pour le développement communautaire et le bien-être de la population de l’Equateur. Mr IFASO ENGENDE, ministre l’environnement et le développement durable « désormais, le gouvernement provincial est regardant des activités que réalisent la CFLEDD dans son entité et promet d’accompagner tout action que les femmes leaders vont réaliser pour l’intérêt de la province » a-t-il insisté

Signalons que depuis sa mise en place, la CFLEDD mène des activités qui promeuvent l’implication effective des femmes dans la bonne gestion des forêts et de la biodiversité en plaçant la femme au cœur de la gestion communautaire et dans la mise en œuvre des activités liées aux différentes réformes sectorielles.