2è édition du forum sur la taxation du tabac en RDC : la fiscalité, une des solutions

La deuxième édition du forum annuel sur la taxation du tabac en RDC à vécu ce mercredi 27 novembre 2024 à l’hôtel Sultani de Kinshasa, ce grâce au Bureau de Liaison avec le Parlement de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (BLP/CENCO) et l’Initiative Locale pour le Développement Intègre (ILDI- ONGD), en collaboration avec le Programme National de lutte contre les Toxicomanies et Substances Toxiques (PNLCT) du Ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale, avec l’appui financier de Tax Justice  FNetwork Africa (TJNA).

Le but étant de plaider pour des réglementations efficaces dans le secteur du tabac afin de soutenir la santé publique et améliorer le bien être socioéconomique des congolais et congolaise. Thème choisi pour cette édition 2024 : « L’ industrie du tabac et les politiques réglementaires pour la protection de la santé publique et la mobilisation des ressources domestiques en RDC ».

Prenant la parole, Me Suzanne Linyonga,  PCA de ILDI/ONGD,   a appelé toute les parties prenantes à s’y impliquer afin d’attendre les objectifs assignés  « nous avons l’opportunité de réfléchir ensemble en faveur d’une réglementations efficaces face aux faiblesses du système fiscal actuel sur le tabac dans la mobilisation des recettes et financement de la santé publique, je suis convaincu que ces échanges permettront de repartir avec le nouvelles idées et stratégies pour mener à bien notre plaidoyer » a-t-elle martelé.

De son coté, le directeur de BLP/CENCO Jean-Paul MULYANGA, a rappelé dans son mot l’importance de ce deuxième forum, et il a profité de cette circonstance pour décrire la doctrine catholique qui se focalise sur la dignité de la personne humaine, la solidarité et la préservation de la santé, il a corroboré que cette doctrine sociale de l’église soutien la lutte anti-tabac et contribue au bien-être commun. Il a achevé son allocution en affirmant qu’ensemble nous pouvons agir pour lutter efficacement contre le tabac.

Un appel qui rencontre le consentement des acteurs de la société civile congolaise à but non lucrative et non confessionnelle qui sensiblement engagée à la promotion des politiques publiques en faveurs de la justice fiscal. Lorsque l’on sait que la consommation du tabac entraîne de centaine de milliards de dollars en perte économique à l’échelle planétaire.

  Pour Patrice Milambo Kapia, directeur du PNLCT, l’utilité de ce forum offre l’opportunité de réfléchir avec les parties prenantes sur les mesures qui doivent aider à lutter contre le tueur silencieux, « La taxation est l’une des meilleurs stratégies mondiales pour réduire la prévalence, les maladies non transmissibles et la morbidité. La réduction de la consommation passe à travers la taxation, plus on taxe, moins l’on consomme » a-t-il indiqué.

Au cours des échanges en panels, le Dr. Renée Nsamba, représentante du représentant pays de l’OMS a, pour sa part, rappelé l’engagement de son institution qui soutient la mise en place des taxes progressives sur les produits du tabac,  « Je salue les efforts considérables consentis pour la lutte anti-tabac en RDC à travers l’OMS, en précisant que 37 millions des enfants de 15 à 16 ans consomment le tabac et 18% des jeunes de 15 ans et plus en consomment également, ainsi la RDC doit prendre des mesures strictes pour lutter contre le tabac tout en rappelant l’importance de la taxation. Sachiez que l’OMS soutien les taxes progressives sur le tabac pour réduire la consommation et générer le revenu pour finaliser la santé publique. Je confirme également que les régions Africaines sont en bonne voie pour réduire la consommation de tabac de 30% » a-t-elle insisté.

Pour Godefroid Mboyo, coordonateur national ai de ILDI/ONGD, l’ingérence de l’industrie tabacicole dans les politiques de mise en œuvre est une véritable entrave qui mérite une attention particulière de la part des décideurs quand on constate que l’industrie recruit certains autorités au sein même de l’administration fiscal, voire parlementaire. Selon les dispositions de l’article 53, l’industrie ne peut en aucun cas se mettre sur la table avec les pouvoirs publics pour discuter de politique. Nous voulons surtout sauver des vies à travers la fiscalité, avec un système de taxation efficace et une réduction du commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS.

Les échanges ont abouti à des recommandations idoine notamment : celui de renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite de tabac ; de mettre en œuvre de manière drastique l’article 53 dans le but d’empêcher l’industrie du tabac de participer à la formulation des politiques sanitaires et fiscales sur le tabac ; aussi de mettre en place un modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac devant permettre aux décideurs politiques d’harmoniser sa politique fiscale avec efficacité et conformément aux recommandations de l’OMS.

Notons que dans le cadre de la mise en œuvre de ses projets ILDI/ONGD a officiellement présenté ses deux éminentes recherches : l’une porte sur l’impact du commerce illicite des produits du tabac sur la taxation et l’autre sur l’industrie du tabac et les politiques fiscales. Avec ces deux études, des évidences scientifiques vont booster la lutte antitabac en RDC.

 

 

 

Hyacinthe BOVAKA

Restauration de la paix dans l’Est de la RDC : Judith SUMINWA conclut sa mission d’évaluation de l’état de siège.

Un pas de plus a été franchi vers la paix et la sécurité en Ituri et au Nord-Kivu après d’intenses consultations avec toutes les forces vives des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la Cheffe du Gouvernement réserve la primeur du rapport de la mission conjointe Gouvernement – parlementaires sur l’état de siège, au Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Durant les consultations autour de l’examen du dispositif transitoire et graduel mis en place pour atténuer l’état de siège dans les deux provinces concernées, la patronne de l’Exécutif central n’a rien lâché. Deux jours d’intenses réunions de travail interminables ont permis une évaluation approfondie des questions sécuritaires, politiques et socio-économiques dans cette partie du pays.

Déterminée, la Première Ministre n’a pas perdu de vue l’objectif principal de cette mission diligentée par le Chef de l’État, en veillant à garantir un climat serein durant les échanges. Pas d’examen approfondi sans consultations élargies. Au Nord-Kivu et en Ituri, les autorités provinciales, les chefs coutumiers, les députés provinciaux, les confessions religieuses, la délégation de la société civile, les mouvements de jeunes et les associations de femmes ont tous confié leurs préoccupations à la Première Ministre.

Quelques minutes avant de quitter l’aéroport national de Bunia, la patronne de l’Exécutif central est revenue sur les motifs de cette mission d’évaluation dans les provinces sous état de siège, « Quand le Président avait signé l’ordonnance l’année dernière sur les mesures d’allègement de l’état de siège, c’était à la suite d’une table ronde où les forces vives de l’Ituri et du Nord-Kivu, en association avec notamment des députés nationaux et sénateurs, ont discuté de cette question de l’état de siège et avaient fait un certain nombre de recommandations. Donc, c’est sur cette base-là qu’il y a eu cette ordonnance » a expliqué la Première Ministre SUMINWA.

La priorité est celle du retour de la paix. « Le Président de la République nous a donné l’instruction de venir et de faire le point sur la situation. Aujourd’hui, nous sommes en 2024, et nous sommes pratiquement à la fin de l’année. Qu’est-ce qui a été fait effectivement ? Quelles sont les avancées ? Quelles sont les forces et les faiblesses ? C’est pourquoi il était important que nous puissions, avec la délégation qui m’accompagne, rencontrer les forces vives de différentes parties prenantes, que ce soit en termes d’autorités provinciales ou d’élus provinciaux, de société civile, vraiment toutes les forces vives, pour faire le point de la situation avec eux, car il est important de les entendre »s’est-elle exprimée.

La question du retour de la paix dans l’Est du pays est une affaire prioritaire pour le garant de la Nation et le Gouvernement. « Ce que le Chef de l’État souhaite, c’est ramener la paix et la sécurité. Il est important maintenant de voir comment nous allons le faire, tenant compte des contextes respectifs du Nord-Kivu et de l’Ituri. Car les contextes ne sont pas les mêmes dans ces deux provinces. Donc, c’était important de pouvoir réaliser ces consultations, d’écouter les gens. Maintenant que nous avons fait cela, nous rentrons à Kinshasa. Nous allons faire le débriefing entre nous, les membres de la mission, et nous allons pouvoir faire nos recommandations au Chef de l’État. C’est à ce moment-là, quand le Chef de l’État prendra ses décisions, que vous saurez vraiment la quintessence de tout ce qui a pu ressortir de ces consultations ». Les retombées de cette mission sensible dépendront du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État.

Voyage au cœur du luxe : la 4e édition du Dîner Master Class de L’Excellence

Le mercredi 19 juin, l’Hôtel du Fleuve a accueilli la  « 4e édition du Dîner Master Class de L’Excellence », une soirée placée sous le signe de l’élégance et de l’excellence. Avec pour thème « Horlogerie & Joaillerie : Voyage au cœur du luxe et des matières précieuses », cet événement de prestige a mis en lumière les riches savoir-faire des industries du luxe, grâce aux interventions de Brice Wittman et Jean-Baptiste Tardy, experts de la maison Prosper.

Portée par Eva Tshibuabua et Chouna Lomponda, cette initiative ambitieuse se distingue par son objectif de promouvoir l’innovation et de professionnaliser les compétences locales. Le Dîner Master Class de L’Excellence va bien au-delà d’un simple cadre de formation : il vise à valoriser l’image de la République Démocratique du Congo tout en renforçant son attractivité économique à travers des rencontres d’envergure internationale.

Cette édition est un véritable tremplin pour mettre en avant les talents congolais et établir des ponts entre l’artisanat de luxe mondial et le savoir-faire local, ont souligné les organisateurs.

En affirmant la RDC comme un acteur émergent dans les industries du luxe, le Dîner Master Class de L’Excellence ouvre des perspectives prometteuses pour le rayonnement du pays sur la scène internationale. Une soirée qui a une nouvelle fois démontré que l’excellence congolaise n’a pas de limites.

 

 

Hornela Mumbela

Après sa participation à la Cop 29 : La Députée Nationale Néné Mainzana a repris son siège à l’Assemblée nationale

Ces derniers mois, la députée nationale Néné Mainzana Mapoko a mené d’intenses activités sur le plan international. Après la Côte d’Ivoire où elle avait été élue vice-présidente du réseau des Parlementaires africains sur le changement climatique, elle vient de prendre part à la COP 29 à Bakou. Elle y a soutenu la voix de l’Afrique selon laquelle les parlementaires ont la mission de légiférer des lois dans la lutte contre le changement climatique pouvant réduire les effets néfastes envers les communautés locales et peuples autochtones.

Elle a soutenu que les parlementaires africains se sont engagés à élaborer des plans locaux, territoriaux et d’autres outils sectoriels pour la mise en œuvre efficace et le suivi des engagements internationaux pris par nos différents pays. De retour à Kinshasa, l’élue de Bolomba dans la province de l’Equateur a repris son travail à la chambre basse du Parlement où elle est membre de la commission Environnement, ressources naturelles, tourisme et développement durable. Elle entend s’impliquer dans l’examen de toutes les questions qui seront soumises à la plénière de l’Assemblée nationale, afin de défendre les intérêts du pays, en général, et des populations du territoire de Bolomba qui l’avaient élue à une forte majorité, en particulier.

Économie : La RDC victime de sa mauvaise réputation

« Le climat des affaires en RDC reste marqué par une réputation difficile qui dissuade les grandes entreprises internationale » c’est l’alerte lancée par l’ambassadeur des États-Unis en RDC – Lucy TAMLYN lors d’un atelier sur les principes volontaires relatifs à la sécurité et aux droits de l’homme.

Organisé cette semaine à Kinshasa, l’atelier a réuni des dirigeants du gouvernement, du secteur privé et de la société civile pour élaborer un plan d’action national visant à intégrer ces Principes volontaires. Créés en 2000, ils s’appliquent particulièrement aux industries extractives comme les mines et le pétrole, en encourageant des pratiques respectueuses des droits de l’homme notamment à travers la formation des forces de sécurité et la mise en place de mécanismes de signalement des abus.

La diplomate américaine – Lucy TAMLYN a rappelé l’importance de ces principes dans un secteur minier essentiel à l’économie congolaise mais confronté à des défis majeurs : pauvreté des communautés locales, activités illégales, et violences liées à l’exploitation.  « En adhérant à ces principes, la RDC pourrait non seulement stabiliser son secteur minier, mais aussi attirer davantage d’investissements responsables tout en améliorant la dignité et la sécurité de millions de Congolais » a indiqué Lucy TAMLYN.

Le secteur minier représente un pilier économique pour la RDC, mais son potentiel est entravé par un climat des affaires fragile. Selon le Baromètre National du Climat des Affaires – BNCA, le pays a enregistré un score de satisfaction de 37 % en juin 2023.

En 2021, le gouvernement congolais avait adopté une feuille de route comprenant 69 réformes pour améliorer cet environnement mais seulement 27 % de ces réformes avaient été mises en œuvre à ce jour. En novembre 2024, le gouvernement congolais a annoncé un plan stratégique pour les cinq prochaines années afin de renforcer l’environnement entrepreneurial.

Lors de l’atelier, les participants ont souligné que ce plan, couplé aux principes volontaires, pourrait offrir une feuille de route claire pour protéger les droits humains tout en favorisant une meilleure gouvernance dans les zones minières.

COP29 : L’adoption du prix de crédit carbone salué par la RDC et la Côte-d’Ivoire

Alors que la convention de l’accord de Paris qui encadre les échanges de crédits carbone a été adopté, les ministres de l’environnement ivoirien – Jacques Assohoré Konan et congolais – Eve Bazaiba se félicitent de cette avancée majeure pour les Pays Africains.

A l’issus de la Conférence annuelle conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques – COP29 à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan ; la Côte d’Ivoire a annoncé avoir réussi à vendre 7 millions de tonnes de crédits carbones dans le cadre d’un partenariat avec la Banque mondiale. Cette transition, une première pour le Pays, témoigne de l’importance croissante des mécanismes de marché encadrés par l’accord de Paris. Ces mécanismes représentent une solution concrète pour financer des projets de réduction des émissions tout en stimulant le développement durable.

Cette annonce traduit l’engagement des nations africaines dans la lutte contre le changement climatique. La vente des crédits carbone ouvre la voie à une mobilisation accrue des ressources pour soutenir la transition écologique sur le continent.

Pour les experts, cette avancée constitue un signal positif quoique les défis sont nombreux. La transparence des transactions et l’impact réel sur les réductions d’émissions devront être scrutés de près. Pour les Pays comme la Côte d’Ivoire et la RDC, le succès de ces initiatives dépendra également de leur capacité à attirer des investisseurs tout en préservant leurs écosystèmes.

Bien que les échanges de crédits carbone reste murmurant en Afrique, cette adoption pourrait bien devenir un levier essentiel pour relever les défis climatiques mondiaux.

Est de la RDC : Judith SUMINWA au chevet des populations meurtries

La détermination de la Première Ministre – Judith SUMINWA est inébranlable pour pacifier les provinces en proie aux conflits du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Ce vendredi 22 novembre 2024, elle prend la tête d’une forte délégation, composée de membres de son Gouvernement et de parlementaires, pour une mission d’itinérance importante dans les villes de Goma et Bunia.

La Cheffe du gouvernement fera face avec courage à l’angoisse et aux souffrances des habitants pour évaluer l’état de siège instauré depuis 3 ans et envisager un avenir meilleur. Durant deux jours d’une immersion intense, cette mission gouvernementale s’inscrit dans un besoin impérieux : celui d’évaluer le dispositif transitoire en place à Goma et Bunia. La population, la société civile et les députés nationaux attendent avec impatience des signes d’un changement tangible, désespérément souhaité après des années d’insécurité et d’insatisfaction.

   Le regard de Judith SUMINWA et son engagement actif montrent une volonté sans faille d’apporter une lueur d’espoir à ceux qui ont tant souffert. Suivant les instructions du Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI, la Première Ministre est déterminée à examiner avec attention les mesures d’assouplissement déjà mises en œuvre, non seulement pour permettre aux enfants de retourner à l’école, mais aussi pour offrir un cadre propice au développement économique.

C’est une promesse de renaissance, une main tendue vers les femmes et les hommes de courage qui s’efforcent chaque jour de bâtir un avenir meilleur malgré un passé tumultueux. Depuis son entrée en fonction en juin dernier, Judith SUMINWA inscrit le retour à la paix parmi ses priorités. Sa vision, guidée par une détermination palpable, est l’expression d’un engagement envers les millions de vies perdues dans cette lutte interminable contre l’activisme des groupes armés. Elle ne recule pas devant l’horreur et le désespoir que son pays endure, et au contraire, elle choisit d’agir avec fermeté contre l’oppression, notamment celle exercée par le M23, instrument du régime de Kigali.

À l’issue de sa mission, Judith SUMINWA et sa délégation dresseront un bilan des succès et des échecs du dispositif en place, tout en identifiant les défis sécuritaires pressants. Ce travail acharné permettra de formuler des recommandations concrètes pour une gestion efficace des forces de sécurité, en mettant un accent particulier sur la nécessaire collaboration entre police, armée et communautés locales. C’est un appel à l’unité, une invitation à la solidarité pour reconstruire ensemble la dignité et la sécurité des Congolais.

Le rapport d’évaluation qui suivra cette mission sera un document précieux, destiné à éclairer le Chef de l’État sur les mesures futures à adopter. Au-delà des considérations de sécurité, il rappelle la nécessité de renforcer les institutions locales et de stimuler la participation citoyenne dans le processus décisionnel. Judith SUMINWA incarne ainsi l’espoir d’une République Démocratique du Congo où chaque voix compte, où chaque citoyen a un rôle à jouer dans la construction d’une paix durable.

Diplomatie RDC – CANADA : Judith SUMINWA et Justin TRUDEAU s’accordent pour un futur riche en opportunités économiques.

Avant de boucler son séjour canadien, La Première Ministre a eu un tête-à-tête avec son homologue, Justin TRUDEAU à Ottawa, mercredi.

Pour le Premier Ministre canadien, son pays est très intéressé à toujours faire un peu plus en Afrique, et plus particulièrement en République démocratique du Congo, pays qui a une très forte diaspora au Canada et avec qui il existe des engagements qui remontent à plusieurs années. « On a de bonnes relations bilatérales en termes de pays francophones. On a eu de longues années d’engagements au niveau du développement et de l’aide humanitaire. On commence à parler encore plus d’investissements, de partenariat et d’entrepreneuriat pour ce pays si jeune, où la jeunesse prend vraiment sa place. Il y a énormément d’opportunités économiques sur lesquelles on veut travailler » a annoncé le Chef du Gouvernement canadien.

Des mots qui traduisent la bonne santé des relations entre les deux pays, et la volonté d’avancer plus loin ensemble. Et pourtant la sécurité de la RDC est menacée dans sa partie Est par la présence des troupes rwandaises qui apportent leur soutien au mouvement du M23. A ce sujet, Justin TRUDEAU prend position dans le sens d’aider à rétablir la paix. « On a parlé de la situation sécuritaire qui continue d’être inquiétante et pour laquelle le Canada est toujours prêt à contribuer » a-t-il assuré.

Pour Judith SUMINWA, cette rencontre s’inscrit évidemment dans le cadre du renforcement des relations bilatérales, tant au niveau économique que diplomatique.

Un discours qui dit tout sur la volonté de Kinshasa de consolider les relations avec Ottawa. « C’est important pour nous, la RDC, dans la mesure où nous allons vers la diversification de l’économie et la création de plus d’emplois. Nous sommes à la recherche des investisseurs privés qui viendraient en RDC. Il y a déjà des investisseurs canadiens, notamment dans les mines, mais pour nous c’est aussi bon de vouloir profiter de l’expertise du Canada en matière d’économie verte, de diversification de l’économie, de la transition écologique et de la formation professionnelle » a indiqué la Cheffe du Gouvernement congolais.

Après avoir pris par la conférence « Africa Accelerating 2024 » et rencontré aussi bien les autorités politiques que les hommes d’affaires du pays, l’occasion était toute trouvée pour cette rencontre toute particulière entre les deux Chefs de gouvernement. Loin des caméras, ils ont eu d’autres échanges non révélés à la presse qui vont certainement dans le sens de mutualiser les efforts pour atteindre des objectifs communs. Comme quoi l’axe Kinshasa-Ottawa est plus que jamais consolidé à travers cette visite de Judith SUMINWA.

Quelques minutes avant cette rencontre avec Justin TRUDEAU, la Première Ministre était invitée par le Président de la Chambre des communes – Greg FERGUS à assister aux débats à la chambre basse du Parlement canadien. Judith SUMINWA a reçu des ovations de cette assemblée élue du Parlement canadien ; ce qui représente un signe d’amitié, un honneur et une reconnaissance de la part des élus du Canada, toutes tendances confondues, pour cette première Femme Première Ministre en RDC.

La Première Ministre a ensuite été invitée à visiter les différents locaux de cet imposant édifice qui figure parmi les bâtiments les plus emblématiques du monde. Siège de la démocratie parlementaire du Canada, cet édifice unique, ayant sa propre identité et un caractère distinct, revêt une grande importance pour l’ensemble des Canadiens.

A travers son séjour à Ottawa, la Première Ministre a porté très haut la voix de la RDC sur le plan des opportunités économiques d’investissement, du renforcement de la coopération, de partenariats stratégiques et du retour de la paix dans la partie Est du pays. Une visite qui devrait certainement porter des fruits dans un avenir proche.

À l’unanimité, les chefs d’état décident de prolonger le mandat de la Samidrc au sommet de la SADC

À l’issue du Sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement…

COP29: les Européens veulent que la Chine mette la main au portefeuille pour débloquer la situation

À la COP29 de Bakou, les négociations sont toujours bloquées sur la question de la finance climatique. Les Européens ne veulent rien céder tant qu’ils n’auront pas l’assurance que les contributions d’autres pays comme la Chine ne sont pas prises en compte dans l’objectif total. La Chine est en effet le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde avec des émissions en 2023.

Pour la première fois, le gouvernement chinois a annoncé avoir mobilisé 24,5 milliards de dollars depuis 2016 pour aider les pays en développement* face au changement climatique. Un effort de transparence salué par les diplomates européens et qui montre que le pays prend son rôle de grande puissance au sérieux, estime Ma Jun, directeur de l’Institut des affaires publiques et environnementales « C’est la première fois que la Chine donne un montant chiffré sur ses aides climatiques en faveur des pays en développement et cela montre toute l’importance que le pays accorde à la question depuis des années, rappelle-t-il. Maintenant, la position officielle chinoise est d’insister sur le fait que la responsabilité des pays est certes partagée face au changement climatique, mais qu’elle n’est pas la même pour tous. C’est la ligne qui est suivie dans les négociations sur le financement. »

Source : RFI