COP29 : l’agression rwandaise empêche la RDC d’investir dans la résilience climatique (Judith Suminwa)

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a déclaré ce mercredi 13 novembre à la COP29 que la « guerre imposée à la RDC par le Rwanda » empêche son Gouvernement d’investir dans la résilience climatique.

Devant les membres de la communauté internationale dont le président rwandais Paul Kagame et des hauts responsables de l’ONU, la cheffe du gouvernement de la RDC a tenu le Rwanda responsable de la destruction des écosystèmes dans l’Est du territoire congolais.

« La RDC, mon pays, enregistre des pertes importantes en ce qui concerne sa biodiversité à l’Est du pays et est contrainte d’orienter une partie de son budget à l’effort de la guerre lui imposée injustement par le Rwanda plutôt qu’à investir dans la résilience climatique. Cette situation devrait interpeller davantage la communauté internationale », a martelé Judith Suminwa.

Elle a, par ailleurs, fait savoir que malgré cela, la RDC est prête à établir des partenariats stratégiques « gagnants-gagnants », à la fois bénéfiques pour les communautés congolaises et pour notre planète.

La Conférence annuelle des Nations unies sur les changements climatiques (COP29) se tient depuis le 12 novembre à Baku en Azerbaïdjan.  La COP29 accueille des diplomates, des fonctionnaires de l’ONU, des journalistes, des climatologues, des dirigeants syndicaux, des experts politiques, etc. Un nombre impressionnant de près 67 000 personnes se sont inscrites pour assister à cet événement mondial.

COP 29 :LA CFLEDD, AVOCATE DES AUTOCHTONES

Au cours de la 29ème conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques – COP29 à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, plusieurs associations congolaises ont porté haut la voix de la République Démocratique du Congo.

À l’instar, de la coalition des femmes leaders sur l’environnement et le développement durable (CFLEDD) qui a plaidé pour l’accès à l’énergie aux communautés locales et peuples autochtones.

Dans les coulisses de la COP 29, au pavillon Global Renewables Hub ; la coordinatrice de la CFLEDD – Dorothée LISENGA – s’est attelé sur la perception des congolais sur l’accès à cette ressource indispensable pour le développement de la société.

Pour Dorothée LISENGA « les énergies renouvelables sont une solution pour l’Afrique et la RDC » afin de palier au manque de desserte aux ressources énergétiques qui paralysent l’Afrique et en particulier la RDC malgré le grand barrage hydroélectrique d’Inga dans le Kongo central à l’ouest du Pays.

Par ailleurs, Dorothée LISENGA a recommandé l’usage de l’énergie solaire, essentielle pour le futur de l’Afrique, des jeunes et des femmes. « Nous avons besoin d’actions, et nous devons agir immédiatement pour réduire les émissions de gaz carbonique » a-t-elle insisté.

Nous avons libéralisé le secteur. Mais les communautés ont besoin de l’énergie solaire pour fournir des emplois, « L’énergie solaire est une énergie propre pour l’Afrique, et nous la désirons ardemment ».  Les hommes et les femmes ont besoin d’accéder à l’énergie solaire qui est la meilleure solution et une opportunité pour l’Afrique » a renchéri Dorothée LISENGA. L’énergie étant une denrée indispensable pour le développement socio-économique des populations, investir dans ce secteur est plus qu’un impératif.

Pendant que le monde court vers sa perte à cause de l’utilisation des énergies fossiles qui polluent la planète, le recours aux énergies renouvelables est une solution idoine pour réduire l’impact du changement climatique dans le monde.