Le président congolais Félix Tshisekedi est arrivé ce dimanche à Doha, capitale du Qatar, pour un…
Auteur/autrice : Hyacinthe Bovaka
Football – Fecofa : place désormais à la « coupe du Président »
La Coupe du Congo dans 59è édition sera dénommée « la Coupe du président ». L’annonce a été faite par la fédération congolaise de football association (FECOFA) lors d’une conférence de presse co-animée par son président Dieudonné Sambi, de son secrétaire Innocent Kibundulu et du secrétaire général aux sports, Body Bompoko.
Lancée officiellement le week-end à Kinshasa, cette Coupe du Congo va consacrer son vainqueur le 30 juin 2025, jour de l’ascension de la République démocratique du Congo à sa souveraineté. Une date solennelle pour une compétition solennelle pour marier les deux événements d’envergure. « La finale, elle, nous l’avons solennellement adopté dans les nouveaux règlements généraux et sportifs (RGS) de la fédération congolaise de football association (FECOFA) que ça se jouera désormais le 30 juin de chaque année dérogation ou pas, la date du 30 juin étant une date solennelle, la Coupe du Congo étant une compétition solennelle, les deux vont se marier et cela toute-fois ce sera possible en présence du premier sportif national, chef l’état. C’est lui qui se chargera toujours de la remise des trophées » a annoncé Innocent Kibundulu.
Baptisée « Coupe du président » la coupe du Congo pour cette année « est mis sous la haute autorité et le parrainage du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi sous le thème « la paix et la solidarité nationale en mémoire de ce qui se passe dans l’Est du pays », éclaire Dieudonné Sambi. Cette 59è la FECOFA la veut plus somptueuse « pour que le football soit ce vecteur de paix en signe de son caractère fédérateur », a-t-il renchéri. « Quand le football se joue, mêmes les rebelles baissent les armes pour venir suivre »note t-il.
Cette édition de « la Coupe du Président est ouverte à tous les clubs, professionnels ou Amateurs. Ne va pas jouer la Coupe du Congo, celui qui ne veut pas s’inscrire. Nous entrevoyons de mettre trois à quatre groupes dans des sites différents en respectant l’immensité de notre territoire national de sorte le football puisse se jouer dans les tous les coins et recoins de notre pays. Il y aura de groupes basé à Bunia, dans le Mahagi, Durba, Boende, Sanda … dans le première phase. Que je pense la plus radieuse qui va bouger les coins qu’on ne cite pas habituellement quand on parle du football » souligne Innocent Kibundulu.
Pour la phase préliminaire « l’engagement se fait pour les équipes qui sont dans nos différentes provinces et ligues provinciales moyennant une caution de 500 $. Comme autre critère, il faut avoir un effectif de maximum 40 joueurs. A ce moment nous travaillons avec les ligues provinciales, à leur autorité pour nous donner les 11 clubs qui représenteront nos 11 ligues provinciales » explique t-il. « Après nous aurons les inscrits qui viendront de la ligue 1 et de la ligue 2. Après cela, nous les métrons dans les groupes. Cette phase de groupes dépendra du nombre des clubs inscrits. Si nous en avons pas assez, nous irons par élimination directe comme ça s’est joué l’année passée. Les qualifiés, si nous avons quatre, nous prendrons deux pour atterrir dans les affrontements directs qui vont nous conduire aux 16è, 8è et quart de finale qui se joueront, selon le vœu de la FECOFA, dans les terrains différents afin de faire participer tous les citoyens et citoyennes congolaise. » précise t-il.
Déjà, faut-il rappeler que, la 58è édition édition a vue l’AS V CLUB être sacrée vainqueur pour la dixième fois de son histoire devant Céleste le samedi 15 Juin 2023 en présence du président Félix-Antoine Tshisekedi. Au bout d’une finale hachée, remportée aux forceps (1-0) les Moscovites arrachaient le dernier billet qualificatif de la RDC pour la Coupe de la Confédération.
La Rédaction
Esu: la paie complémentaire des enseignants bientôt effective
La Ministre de l’ESU, Prof. Dr SOMBO AYANNE SAFI MUKUNA Marie-Thérèse, a annoncé que le gouvernement allait procéder au versement de la paie complémentaire prévue dans l’Addendum au Protocole d’Accord de Bibwa 1.
Cette décision fait suite à un suivi attentif de la part de la ministre, qui s’est assurée que toutes les procédures administratives soient respectées. Les fonds ont été débloqués et les instructions nécessaires ont été données aux banques commerciales pour procéder au paiement des enseignants.
Un ouf de soulagement pour les enseignants
Cette nouvelle est accueillie avec soulagement par les enseignants de l’ESU, qui attendaient depuis plusieurs mois cette régularisation de leurs salaires. La ministre a tenu à remercier les représentants des corps du personnel et les délégués syndicaux pour leur patience et leur collaboration.
Les étapes avenir
Les banques sont invitées à accélérer les procédures de paiement, notamment pour les enseignants en poste dans les provinces. La ministre de l’ESU a assuré qu’elle continuerait à suivre de près le déroulement de ces opérations. Cette décision marque une avancée importante dans la mise en œuvre des accords signés à Bibwa et témoigne de la volonté du gouvernement à améliorer les conditions de travail des enseignants de l’ESU.
Développement durable et protection des richesses invisibles: les femmes locales et autochtones un atout indispensable
Comme la plupart des autres défis humanitaires et de développement, la crise climatique perpétue et amplifie les inégalités structurelles, notamment entre les femmes et les hommes. Le projet lancé en 2021, intitulé “Partenariat pour les Peuples, la Nature et le Climat”, financé par le Bezos Earth Fund vise à renforcer les droits fonciers communautaires et la conservation au niveau local entre 2022 et 2025 afin de faire progresser les objectifs mondiaux en matière de conservation, de climat et de développement dans les Andes tropicales (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) et le bassin du Congo (République démocratique du Congo, République du Congo et Gabon).
Depuis 2023, les actions mises en œuvre au niveau local dans le cadre de ce projet en RDC, par la Coalition des Femmes Leaders pour l’Environnement et le Développement Durable (CFLEDD), membre de la coalition Rights and Resources Initiative (RRI), ont permis de renforcer les capacités des femmes locales et autochtones, tout en documentant leurs pratiques quotidiennes. Ces pratiques soutiennent les économies locales, contribuent à la conservation de la biodiversité, luttent contre les changements climatiques et favorisent le leadership féminin.

L’une des actions phares du projet, menée en 2024, visait à capitaliser sur les acquis de 2023 en vulgarisant les solutions locales développées par les femmes en matière de conservation et de lutte contre les changements climatiques. Dans ce cadre, 130 femmes et filles ont été consultées dans cinq provinces (voir la carte ci-dessous).
Des pratiques de conservation structurées autour d’un mode de vie
A Mbandaka et Lukolela, dans la province de l’Équateur, les femmes pratiquent des activités qui sont quasi dépendantes de l’existence des écosystèmes forestiers denses pour subvenir aux besoins de leurs familles. Ces activités n’altèrent pas les fonctions d’interdépendance entre la chaîne alimentaire de l’écosystème forestier et impliquent le maintien de l’arbre en vie. D’une journée à une autre, lorsqu’une femme entre dans la forêt, elle pratique uniquement : la cueillette, le ramassage, le prélèvement des produits forestiers non ligneux en fonction des saisons et la récolte des bois morts.
De la conservation à la sécurisation locale des tenures communautaires
Grâce aux cadres de dialogue organisés par le projet, impliquant les chefs traditionnels à Mbandaka, Kikwit, Mbali, Songololo et Mbuji-Mayi, ces femmes ont pu, collectivement, présenter leurs pratiques de gestion durable. Ces usages, comme observé à Mbandaka et Lukolela, favorisent la conservation de la nature sur des espaces forestiers menacés d’accaparement pour l’exploitation du bois. Ces échanges ont permis de sensibiliser les garants de la gestion coutumière des terres dans ces villages.
Ils ont également abouti à des engagements remarquables en faveur de la protection des espaces et des ressources naturelles à l’échelle des terroirs villageois. Ces engagements se sont concrétisés par la sécurisation collective de 81 hectares de terres, réalisée grâce à la cartographie participative et aux accords coutumiers établis dans ces localités. Aujourd’hui, l’exploitation du bois, essentiellement artisanale et illégale, est interdite sur ces sites et est surveillée par les conseils des sages de ces chefferies concernées.
L’agroforesterie et l’agroécologie au cœur des exploitations agricoles féminines
Dans les forêts des villages Kikwit, Mbali, Mongala, Mbandaka et Songololo, les femmes pratiquent une forme d’agroforesterie qui associe arbres naturels, arbres fruitiers et cultures vivrières, notamment le manioc. L’agroécologie n’est pas en reste : les itinéraires techniques qu’elles utilisent sont respectueux de l’environnement et intègrent des pratiques innovantes et durables.
Nous avons identifié plusieurs de ces pratiques :
- Absence de labour profond et sarclage manuel : Ces techniques préservent les sols et réduisent le risque d’érosion.
- Gardiennage communautaire : Il protège l’intégrité de la forêt contre les exploitations abusives par la surveillance improvisée des femmes et filles du fait de leur déplacement quotidien dans la forêt pour se rendre dans leur champ.
- Jachère améliorée à base de plantes fertilisantes : Cette méthode permet la reconstitution naturelle des éléments nutritifs du sol tout en facilitant une régénération rapide des semences et de la forêt.
- Irrigation naturelle : L’eau est canalisée selon les besoins à l’aide de plantes locales comme les bambous.
- Enfouissement traditionnel des résidus de récolte : Contrairement au brûlis, cette pratique limite les émissions de gaz à effet de serre tout en enrichissant le sol.
- Valorisation des savanes : Les femmes privilégient la culture de maïs sur ces terres plutôt que la déforestation des espaces densément boisés pour des monocultures.
- Paillage : Cette technique consiste à recouvrir la terre avec du matériel végétal (feuilles, herbes, brindilles, résidus de récolte) afin de réduire l’évaporation de l’eau et d’augmenter la teneur en matière organique du sol.
- Compostage naturel : Les déchets de cuisine et les feuilles mortes sont utilisés pour fertiliser les espaces agricoles.
Pendant plusieurs mois, nous avons appris auprès des femmes et filles des forêts de la RDC, qui nous ont partagé leurs précieuses connaissances.
Transition énergétique en marche à Mbandaka et Songololo
Les ménages ruraux en RDC continuent d’utiliser le bois ou le charbon de bois comme principale, voire unique source d’énergie pour la cuisson. Les enquêtes auprès des femmes menées dans le cadre de ce projet permettent de noter un déclic marqué par l’engagement des femmes dans la production et l’utilisation de sources d’énergie alternatives à Mbandaka et Songololo.
En vue de protéger l’environnement et limiter la pression sur la forêt, la femme procède aussi à la fabrication des briquettes écologiques à base des déchets biodégradables et les pavés écologiques à base des bouteilles en plastique. Au cours des deux dernières années, par trimestre 180 sacs de 5 kg chacun des briquettes écologiques ont été produite à Mbandaka dans la province de l’Equateur et à Songololo au Kongo-Central. 
Ces pratiques locales des filles, femmes locales et autochtones pygmées, qui contribuent à la conservation de la biodiversité, représentent des solutions locales face aux défis climatiques. Elles nécessitent, d’une part, une mobilisation accrue pour promouvoir le leadership des femmes locales et autochtones pygmées dans la gestion des forêts, et, d’autre part, un soutien financier renforcé pour vulgariser leurs techniques agricoles ainsi que ce modèle énergétique alternatif dans un contexte constant d’accroissement de la demande énergique liée à la croissance démographique en RD Congo.
Déjà à pied d’œuvre dans ce vaste chantier, la CFLEDD entend porter la voix des femmes et des filles auprès des décideurs au niveau international et national. Elle s’engage à poursuivre sa collaboration avec ses partenaires afin d’aider les femmes à renforcer leur résilience face aux impacts du changement climatique et à valoriser leurs précieuses connaissances et compétences dans le cadre de l’action climatique, pour bâtir un avenir plus équitable et durable pour toutes et tous.
Par
Hyacinthe Bovaka, Helene Bajikila, Perpétue Boku, et Chouchouna Losale du CFLEDD sous la supervision de Michelle Sonkoue
RDC: Kabila et Katumbi s’opposent contre le président Tshisekedi
À l’issue de leur tête-à-tête à Addis-Abeba en Éthiopie Joseph_Kabila et Moise_katumbi « expriment fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle » telle que souhaitée par le Président TSHISEKEDI
Les deux personnalités rappellent que « personne n’est propriétaire mais locataire du pouvoir, le bail démocratique étant à durée déterminée dans les conditions prévues par la Constitution, ils appellent tous les Congolais à résister activement face à la volonté affichée par le pouvoir en place de rompre le pacte républicain »
Ils dénoncent, par ailleurs, des restrictions des libertés en RDC avant de lancer un appel à l’unité et à la paix. Par ailleurs, les deux hommes « expriment fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle qui, dans les circonstances actuelles, s’avère illégale et inopportune et dont le but ultime n’échappe à personne : la consolidation de la dictature à travers une présidence à vie en RDC. »
Les deux personnalités ont fustigé l’attitude de la communauté internationale qu’ils accusent de passivité face aux dérives du régime Tshisekedi.
La Rédaction
Soins de santé de qualité : Le fonds de promotion de la santé apporte sa contribution au Kasai-Oriental
Le Gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a reçu, ce mardi 24 décembre 2024, dans son cabinet, une délégation du Fonds de Promotion de la Santé (FPS) conduite par la Professeure Claudine Tshimanga, Directrice Générale Adjointe de cette institution.
L’objectif principal de cette rencontre était de présenter les civilités à l’autorité provinciale tout en discutant des initiatives clés visant à renforcer l’offre de soins de santé dans la province.
La Professeure Claudine Tshimanga a rappelé le rôle stratégique du FPS dans l’amélioration des services de santé à travers trois axes majeurs : la fourniture d’équipements médicaux modernes, l’approvisionnement en médicaments essentiels et le renforcement des capacités des ressources humaines en santé. « Le Fonds de Promotion de la Santé est responsable de l’amélioration de l’offre de santé. Il s’occupe des équipements, des médicaments et du renforcement des capacités des ressources humaines en santé. Nous nous engageons à garantir des soins de qualité accessibles à tous », a-t-elle déclaré.
Dans un effort pour rendre les soins accessibles, le FPS prévoit d’instaurer la gratuité des soins pour certains services prioritaires, « Nous avons déjà positionné des médicaments pour permettre aux femmes d’accéder gratuitement à des soins de qualité. Cette initiative s’inscrit dans une vision globale d’amélioration des services de santé dans la province », a précisé la Directrice Générale Adjointe.
La modernisation des plateaux techniques des structures sanitaires locales a également été au cœur des échanges. Le FPS, en collaboration avec le Gouvernorat et le ministère de la Santé, entend doter la province d’équipements de pointe afin de répondre aux besoins croissants de la population.
La délégation du FPS s’est dite satisfaite de la collaboration proactive avec le gouvernement provincial, qui avait anticipé les préparatifs pour assurer le succès de cette implantation, « Ce n’est pas une mission temporaire. Nous ne venons pas juste pour une visite, mais pour nous implanter durablement au Kasaï oriental », a affirmé la Professeure Tshimanga.
Cette rencontre marque un tournant dans le renforcement du système de santé au Kasaï oriental. Grâce à ce partenariat stratégique, les autorités provinciales et le FPS visent à offrir des services de santé de qualité et à répondre efficacement aux besoins des populations.
La Rédaction
RDC: Remise officielle du Pont Kaba à la province de la Mongala
Le Ministre des Hydrocarbures, Son Excellence Aimé molendo sakombi qui séjourne à Lisala pour célébrer la fête de la Nativité avec sa base, a procédé ce lundi 23 décembre 2024 à la remise officielle du Pont Kaba à la Province de la Mongala, en présence du Gouverneur Jean Collins Makaka Pap’Ekaka.
Cette cérémonie était rehaussée de la présence du Président de l’Assemblée Provinciale, Gabriel Mosala, ainsi que des députés nationaux et provinciaux, notamment l’Honorable Célestin Matili, Président du Caucus des élus de la Mongala, l’Honorable Marcel Dandu, suppléant de Sakombi Molendo au sein de l’hémicycle du Palais du Peuple, et le Sénateur Bienvenu Esimba. Étaient également présents les notables de la province, le ministre provincial des ITPR Maurice Ndongo et d’autres homologues, ainsi que la population de Lisala, première bénéficiaire de cet ouvrage désormais public.
Jeté sur la rivière Kaba et situé sur la Nationale 6, le pont qui porte le nom de ce cours d’eau revêt une importance stratégique pour l’économie de la Mongala. Il favorise l’intégration provinciale en reliant Lisala à Bumba et Bunduki, jusqu’à la frontière avec la Province du Bas-Uele.
Œuvre de l’Office des Routes, le Pont Kaba est construit en béton armé selon les normes modernes afin de répondre aux divers besoins de la population. Il est capable d’accueillir des camions de gros tonnage pour faciliter le transport de marchandises à travers la vaste Province de la Mongala. Certifié par un procès-verbal signé lors de cette occasion mémorable, le Pont Kaba, don de Sakombi Molendo à travers sa fondation eponyme, est désormais inscrit au patrimoine matériel de la Province de Mongala.
La Rédaction
RDC: Lancement du projet GEO RDC et de son Géoportail national
Le gouvernement Suminwa via le ministère de l’aménagement du territoire (MinAT), lance le projet GEO RDC et le Géoportail national, un projet qui mettra à disposition des outils technologiques avancés pour la collecte, l’analyse et le partage des données géospatiales fiables en RDC.
Une avancée majeure vers la modernisation de sa gouvernance et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles afin de garantir leur utilisation durable au bénéfice des générations présentes et futures.
Selon le ministre Guy Loando, « Le GEO RDC est une opportunité unique pour transformer notre approche de la gestion des territoires. Il reflète notre ambition de faire de la RDC un modèle de gouvernance durable, en phase avec la vision du Président Tshisekedi », a déclaré Guy Loando Mboyo lors de la cérémonie de lancement.
Le succès de ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre experts nationaux, partenaires techniques et institutions publiques. Le Ministre d’État a exprimé sa gratitude envers toutes les parties prenantes, reconnaissant leur rôle essentiel dans la réalisation de cette initiative.
S’inscrivant dans la vision du Chef de l’État, le GEO RDC positionne la RDC comme un acteur clé du développement durable et de l’innovation technologique en Afrique. Le Géoportail national offre au gouvernement un levier stratégique pour planifier et coordonner efficacement le développement territorial, tout en renforçant la transparence et l’efficacité dans la prise de décision.
Avec le leadership inspirant de Félix Antoine Tshisekedi et l’engagement dynamique de Guy Loando Mboyo, la RDC se dote aujourd’hui des outils nécessaires pour relever les défis du XXIe siècle et construire un avenir prospère et durable pour tous ses citoyens.
Discours sur l’Etat de la nation : les réactions mitigées des kinois
24 heures après le grand oral du Président de la République – Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO sur l’état de Nation devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, nous reporters sont allés à la rencontre des Kinois(e)s.
Dans la capitale congolaise, les réactions sont mitigées. Si certains soutiennent le Chef de l’État dans la mise en œuvre des différentes réformes initiées notamment celle d’une réforme constitutionnelle ; d’autres se disent lassés par ce discours empreint de démagogie dans un contexte social critique.
Héro de la Nation
Annie MBUYI, cadre et combattante au sein du parti présidentiel – UDPS, appelle les congolais à soutenir son projet du changement de la constitution et félicite l’Héro de la Nation « je félicite le Président Félix TSHISEKEDI car il est proclamé en ce jour Héro National et je vous invite à soutenir ces idées nobles pour le bien-être des congolais » s’est-elle exprimée.
Le désespoir qui s’accroît
Du côté de la société civile, Pascal MBONGI, environnementaliste, dit sa déception après un premier quinquennat décevant « je note encore une fois, que le Président TSHISEKEDI a dressé un tableau plutôt élogieux de l’action gouvernementale en déphasage criant avec les réalités que la population vit au quotidien. Je me demande sur quel pays vit nos gouvernants. Pendant que le peuple se noie dans son malheur, le Chef de l’État dresse un tableau doré de la situation sociale au pays et présente un chapelet de promesses. Je me souviens qu’il en a été ainsi durant tout son premier quinquennat : autant d’avions neufs à acheter, des bateaux de pêche, des locomotives, des mpiodi qui devraient venir de la Namibie (…..) la revanche du sol sur le sous-sol etc. Personnellement je n’avais rien vu de tout ça au premier mandat. »
Des projets restés lettre morte
Dans ce même ordre d’idée, Anthony LUMBAYA, agent de développement revient sur la question des promesses utopiques énoncées par le Président – Félix TSHISEKEDI « voilà qu’aujourd’hui monsieur TSHISEKEDI vient de promettre la construction de 38.000 km de routes de desserte agricole, quelle ambition ? Si les petits tronçons ici en ville ont connu des années avant leur finalisation ou abandon, ce serait miraculeux que même jusqu’à la fin de son quinquennat que ces 38.000 Km de routes soient réalisés. Mais si c’est fait cela impactera significativement la vie dans nos milieux ruraux (…) Le Chef de l’État a également annoncé la construction d’un hôpital de référence dans chaque province. Ce qui serait une bonne chose … mais par expérience la plupart d’investissement dans les infrastructures coûtent inutilement chers au trésor public sans que le besoin n’ait été prioritaire pour booster le développement à la base.
Tout en saluant ces promesses qui une fois réalisées contribueraient à l’amélioration des conditions de vie de nos populations rurales mais je restes sceptique quant à la gouvernance dans le secteur des financements des projets d’intérêt général (…) Il y a eu plusieurs documents stratégiques de réduction de pauvreté pour la plupart des Provinces (…) Il y a lieu de se ressourcer en s’appuyant sur ces documents et attaquer les problèmes qui ont été identifiés comme prioritaires pour booster le développement à la base.
Nous comprenons aussi que les actions souhaitées dans ce discours s’entrechoquent (…) comment on pourra construire des routes de desserte agricole au moment où on préconise un vaste programme de couloir vert qui va engloutir des espaces où ces routes vont-elles passer ? Comment produire une politique forestière qui ne prend pas en compte cette dimension de conservation en grande masse ? autant de questions et des contradictions » conclut-il.
De la démagogie, rien de plus
Affirmation de l’économiste, Bruno NDAMBULA « Oui, rien que des promesses. Le temps court vite et les moyens viennent à compte-goutte et ne seront jamais affectés à 70% aux projets qui font l’objet des promesses politiques. Très inquiétant avec 1.200.000 bouteilles par jour déverser dans la ville de kinshasa, où vont ce lot important de bouteilles en plastiques rejetés dans les caniveaux. Espérons qu’une usine de recyclage sera construite en 2026 »
Des conditions sociales qui laissent à désirer
« Le discours du Chef de l’État est plein de promesses et ne rassure pas » qualifie le Porte-parole de la plate-forme politique LAMUKA. Prince EPENGE renchérit « nous donnons raison au peuple congolais qui n’a pas trouvé important de suivre un discours à la soviétique, plein de promesses de Monsieur Félix TSHISEKEDI. C’est la même récitation alors que l’espérance de vies régresse au Congo, où la majorité de la population en âge de travailler est en chômage ».
Des avis partagés par un commerçant rencontré au marché de la liberté qui déplore la hausse de prix des biens de première nécessité « un sac de maïs revient à 300.000 FC, manioc 280.000 FC de l’abondance du cœur que la bouche parle et le manioc panifiable coûte trop cher. N’est-ce pas étonnant étant donné que le Président et la Première Ministre avaient promis de réduire le pouvoir d’achat des congolais ? Est-ce que ces deux personnalités ne peuvent pas s’excuser pour avoir commis une faute grossière de langage ? Le pouvoir d’achat est déjà très très réduit ; ils vont tout simplement le supprimer en le réduisant encore davantage.
Ça fait partie des promesses et curieusement c’est la seule qui est réalisée à 1000%. »
Conscient des défis qui sont les siens, le Chef de l’État a réitéré sa détermination à mettre en œuvre ses 6 engagements pour le bien-être des congolais et le développement tant attendu de la République Démocratique du Congo.
La Rédaction
Lutte contre le tabac: les taxes, une des solutions en RDC
Dans la lutte antitabac en République Démocratique du Congo, plusieurs experts se sont réunis du 4 au 6 décembre à Kinshasa, pour un atelier de formation de trois jours à l’utilisation du modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac SimTax RDC. L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités des experts du gouvernement et de la société civile parties prenantes congolaises à l’utilisation du modèle SimTax RDC dans l’identification de mesures fiscales permettant un recul continu de la consommation de tabac en RDC.
Un accord de partenariat conclu avec le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) afin de produire des évidences et contribuer au plaidoyer sur la fiscalité du tabac dans l’espace CEDEAO, et d’apporter un appui technique aux partenaires de TJNA en RDC (ILDI et BLP/CENCO) et au Sénégal.
“Nous voulons donner une présentation détaillée du contenus de ce modèle, présenter les différents éléments qui s’imbriquent les uns et autres. Et aussi les utilisations que l’on peut faire concrètement pour définir des politiques en matière de lutte anti-tabac” martèle le Professeur Abdoulaye Diagne, Directeur exécutive/CRES.
La taxation et la fiscalité un des meilleurs instruments pour réduire la consommation du tabac et par ricochet ses effets néfastes. “Nous avons travailler avec les experts congolais sur la meilleure façon de présenter des résultats à des décideurs publics. Comme nous le savons, ils n’ont pas le temps d’entrer dans le détail surtout du côté technique. Il y a eu des travaux déjà réalisés par des partenaires congolais, nous nous sommes appuyer dessus en ayant plusieurs échanges, rencontres au cours d’élaboration de l’outil. Cet outils est conçu pour répondre au besoin spécifique du pays et aussi pour prendre en compte les spécificités de ce pays” rajoute-t-il.
Des travaux d’une importance capitale vont booster la lutte antitabac en RDC, Patrick Milambo, directeur/PNLCP décrit les attentes “nos attentes sont elles qu’à partir de cet exercice nous puissions avoir le modèle implémenter dans nos politiques pour avoir une réduction de la consommation du tabac lié aux évidences” a-t-il décrit
Etant donné que la prévalence du tabagisme augmente régulièrement en Afrique, et sa prévention, en particulier chez les jeunes, reste une grande préoccupation des pays en développement dont la majorité a ratifié la convention cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabac. La RDC n’est pas en reste.
Patrick Milambo insiste sur le fait que les jeunes sont plus exposés à la consommation du tabac ainsi que ses dérivés, d’où nous avons proposer d’introduire dans le cursus de l’enseignement la lutte antitabac, avec un circula bien fouiller et aussi qu’on puisse modifier l’arrêté n°010 parce que l’utilisation des avertissements sanitaires à sembler limiter d’où il faut sensibiliser en langue nationale accompagner des images choquantes” insiste-t-il.
Ici, le but est de préserver la santé et la dignité humaine des congolais martèle les organisateurs. D’après Jean-Marie Bolika, président du Conseil d’administration/ILDI ONG cette formation est une première en RDC “C’est une grande première que nous ayons un atelier sur l’assimilation de modèle de taxation, c’est-à-dire ces sont des modèles en termes des formules qui vont nous aider à faire des simulation qui et à avoir des effets positives par rapport à la taxation du tabac. Nous voulons donner plus d’informations à l’administration fiscale pour que le modèle que sera utilisé puisse ronfler de ressources dans le trésor public dans le secteur tabacicole”. De son coté Jean-Paul Mulyanga, directeur BLP/CENCO insiste sur la dignité humaine “nous protégeons la dignité humaine par la fiscalité, nous voulons augmenter les tax pour que celle-ci devienne miens venues”. a-t-il insisté.
L’appropriation de ce modèle de simulation SimTax RDC par les parties prenantes de lutte anti-tabac donne un nouveau souffle pour le plaidoyer fiscal sur le tabac en RDC, Doci Kalombo Ngole, coordonnateur national du club des jeunes sans Tabac en RDC et participant exprime un sentiment de satisfaction “ le lancement de ce modèle de simulation est pour la tripartite de lutte anti-tabac un grand succès du fait que, ce modèle de simulation est un outil de plaidoyer très puissant qui donne les arguments prouvant l’urgence et la nécessité de changer le système de taxation ad- valorem qui a montré ses limites en système de taxation spécifique qui est un système efficace démontré par les experts internationaux ”. J’exprime un sentiment de fraternité, de satisfaction et de courage caractérisé au cours de ces trois jours , ce modèle de simulation nous donne le pont de traverser vers un nouveau système de taxation en RDC en vue d’atteindre l’objectif prépondérant qui est s’appliquer le système de taxation spécifique sur les produits du tabac en RDC, car les scénarios de simulation sont plausibles. réjouit-il
Une initiative saluée à juste titre par les participants, renseigne Sarah Batuale membre de l’ONG/ILDI
“Cet atelier est opportun et nous remercions le consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) et TJNA pour la mise en place de ce modèle de simulation dont le cadre analytique était bien conçu”.
Dans l’ensemble, les participants ont acquis les compétences nécessaires pour influencer et améliorer les politiques fiscales anti-tabac, en utilisant des données et des analyses précises fournies par le modèle SimTaxRDC.
La Rédaction