Dans la lutte antitabac en République Démocratique du Congo, plusieurs experts se sont réunis du 4 au 6 décembre à Kinshasa, pour un atelier de formation de trois jours à l’utilisation du modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac SimTax RDC. L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités des experts du gouvernement et de la société civile parties prenantes congolaises à l’utilisation du modèle SimTax RDC dans l’identification de mesures fiscales permettant un recul continu de la consommation de tabac en RDC.
Un accord de partenariat conclu avec le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) afin de produire des évidences et contribuer au plaidoyer sur la fiscalité du tabac dans l’espace CEDEAO, et d’apporter un appui technique aux partenaires de TJNA en RDC (ILDI et BLP/CENCO) et au Sénégal.
“Nous voulons donner une présentation détaillée du contenus de ce modèle, présenter les différents éléments qui s’imbriquent les uns et autres. Et aussi les utilisations que l’on peut faire concrètement pour définir des politiques en matière de lutte anti-tabac” martèle le Professeur Abdoulaye Diagne, Directeur exécutive/CRES.
La taxation et la fiscalité un des meilleurs instruments pour réduire la consommation du tabac et par ricochet ses effets néfastes. “Nous avons travailler avec les experts congolais sur la meilleure façon de présenter des résultats à des décideurs publics. Comme nous le savons, ils n’ont pas le temps d’entrer dans le détail surtout du côté technique. Il y a eu des travaux déjà réalisés par des partenaires congolais, nous nous sommes appuyer dessus en ayant plusieurs échanges, rencontres au cours d’élaboration de l’outil. Cet outils est conçu pour répondre au besoin spécifique du pays et aussi pour prendre en compte les spécificités de ce pays” rajoute-t-il.
Des travaux d’une importance capitale vont booster la lutte antitabac en RDC, Patrick Milambo, directeur/PNLCP décrit les attentes “nos attentes sont elles qu’à partir de cet exercice nous puissions avoir le modèle implémenter dans nos politiques pour avoir une réduction de la consommation du tabac lié aux évidences” a-t-il décrit
Etant donné que la prévalence du tabagisme augmente régulièrement en Afrique, et sa prévention, en particulier chez les jeunes, reste une grande préoccupation des pays en développement dont la majorité a ratifié la convention cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabac. La RDC n’est pas en reste.
Patrick Milambo insiste sur le fait que les jeunes sont plus exposés à la consommation du tabac ainsi que ses dérivés, d’où nous avons proposer d’introduire dans le cursus de l’enseignement la lutte antitabac, avec un circula bien fouiller et aussi qu’on puisse modifier l’arrêté n°010 parce que l’utilisation des avertissements sanitaires à sembler limiter d’où il faut sensibiliser en langue nationale accompagner des images choquantes” insiste-t-il.
Ici, le but est de préserver la santé et la dignité humaine des congolais martèle les organisateurs. D’après Jean-Marie Bolika, président du Conseil d’administration/ILDI ONG cette formation est une première en RDC “C’est une grande première que nous ayons un atelier sur l’assimilation de modèle de taxation, c’est-à-dire ces sont des modèles en termes des formules qui vont nous aider à faire des simulation qui et à avoir des effets positives par rapport à la taxation du tabac. Nous voulons donner plus d’informations à l’administration fiscale pour que le modèle que sera utilisé puisse ronfler de ressources dans le trésor public dans le secteur tabacicole”. De son coté Jean-Paul Mulyanga, directeur BLP/CENCO insiste sur la dignité humaine “nous protégeons la dignité humaine par la fiscalité, nous voulons augmenter les tax pour que celle-ci devienne miens venues”. a-t-il insisté.
L’appropriation de ce modèle de simulation SimTax RDC par les parties prenantes de lutte anti-tabac donne un nouveau souffle pour le plaidoyer fiscal sur le tabac en RDC, Doci Kalombo Ngole, coordonnateur national du club des jeunes sans Tabac en RDC et participant exprime un sentiment de satisfaction “ le lancement de ce modèle de simulation est pour la tripartite de lutte anti-tabac un grand succès du fait que, ce modèle de simulation est un outil de plaidoyer très puissant qui donne les arguments prouvant l’urgence et la nécessité de changer le système de taxation ad- valorem qui a montré ses limites en système de taxation spécifique qui est un système efficace démontré par les experts internationaux ”. J’exprime un sentiment de fraternité, de satisfaction et de courage caractérisé au cours de ces trois jours , ce modèle de simulation nous donne le pont de traverser vers un nouveau système de taxation en RDC en vue d’atteindre l’objectif prépondérant qui est s’appliquer le système de taxation spécifique sur les produits du tabac en RDC, car les scénarios de simulation sont plausibles. réjouit-il
Une initiative saluée à juste titre par les participants, renseigne Sarah Batuale membre de l’ONG/ILDI
“Cet atelier est opportun et nous remercions le consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) et TJNA pour la mise en place de ce modèle de simulation dont le cadre analytique était bien conçu”.
Dans l’ensemble, les participants ont acquis les compétences nécessaires pour influencer et améliorer les politiques fiscales anti-tabac, en utilisant des données et des analyses précises fournies par le modèle SimTaxRDC.
La Rédaction
Il déclare que, l’or de la dernière réunion, qui s’était tenue en 2022 en Côte d’Ivoire, la résolution avait débouché sur un engagement à « accélérer la restauration d’un milliards d’hectares de terres dégradés, soit des sols endommagés par des activités humaines comme la pollution ou la déforestation, d’ici à 2030. La CNULCD, qui réunit 196 pays et l’Union européenne, estime désormais qu’il faudrait restaurer 1,5 milliards d’hectares avant la fin de la décennies, un défi colossal à l’échelle mondiale « , a-t-il déclaré.
Prenant la parole, Me Suzanne Linyonga, PCA de ILDI/ONGD, a appelé toute les parties prenantes à s’y impliquer afin d’attendre les objectifs assignés « nous avons l’opportunité de réfléchir ensemble en faveur d’une réglementations efficaces face aux faiblesses du système fiscal actuel sur le tabac dans la mobilisation des recettes et financement de la santé publique, je suis convaincu que ces échanges permettront de repartir avec le nouvelles idées et stratégies pour mener à bien notre plaidoyer » a-t-elle martelé.
Pour Patrice Milambo Kapia, directeur du PNLCT, l’utilité de ce forum offre l’opportunité de réfléchir avec les parties prenantes sur les mesures qui doivent aider à lutter contre le tueur silencieux, « La taxation est l’une des meilleurs stratégies mondiales pour réduire la prévalence, les maladies non transmissibles et la morbidité. La réduction de la consommation passe à travers la taxation, plus on taxe, moins l’on consomme » a-t-il indiqué.
Les échanges ont abouti à des recommandations idoine notamment : celui de renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite de tabac ; de mettre en œuvre de manière drastique l’article 53 dans le but d’empêcher l’industrie du tabac de participer à la formulation des politiques sanitaires et fiscales sur le tabac ; aussi de mettre en place un modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac devant permettre aux décideurs politiques d’harmoniser sa politique fiscale avec efficacité et conformément aux recommandations de l’OMS.