
Le Forum International des Femmes Autochtones FIMI en sigle, est un mécanisme international qui rassemble les femmes autochtones de sept différentes régions socioculturelle. Avec comme mission de réunir les femmes autochtones du monde entier pour promouvoir la reconnaissance et la réalisation de leurs droits fondamentaux individuels et collectifs ainsi que leur bien être à tous les niveaux. FIMI concentre son travail sur le plaidoyer, le renforcement des capacités, le renforcement du pouvoir économique et le développement du leadership. Il célèbre et honore également les femmes qui avec passion et détermination stimulent le développement de leurs communautés et perpétuent leur riche héritage culturel.
Il s’est engagé à organiser à servir le pont pour mobiliser des ressources humaines et financières pour promouvoir les initiatives des femmes autochtones aux niveau local, régional, national, et international. Voilà pourquoi il crée depuis 2015 le prix du leadership féminin « Indigenous Womens Leadership Award » pour reconnaitre la vision et la créativité des réalisations importantes des femmes.
Pour cette édition 2023, la cérémonie officielle de remise des prix a eu lieu au mois d’août dernier à Arusha en Tanzanie. 
Une édition concentrée essentiellement à l’autonomisation économique des femmes autochtones, c’est-à-dire les femmes qui promettent l’entrepreneuriat économique à partir de l’identité autochtones, leurs engagements et leurs responsabilités tout en réalisant des changements significatifs dans leur communauté.
A cette effet, plusieurs organisations ou les femmes de différent continent ont soumis leurs projets et ont bénéficiés de fond nécessaire pour les réalisés. Parmi eux quatre organisations lauréats ont été récompensées par un prix qu’on appelle « Indigenous Womens Leadership Award » prix du leadership AWARD 2023.
Parmi elles, l’on compte l’Association des femmes et jeunes filles autochtones engagées dans la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté féminines AFPE, une association qui est mise en place par les différentes femmes autochtones qui militent pour la reconnaissance des droits et la promotion des compétences des femmes autochtones et locales (à travers le plaidoyer, l’accompagnement et la formation) pour leur inclusion dans la prise des décisions, dans la gestion de la biodiversité et le développement durable en République Démocratique du Congo, plus particulièrement à Inongo dans la province du Mai-ndombe (zone d’intervention).
Rappel sur le projet
Les femmes autochtones Batwa de la République démocratique du Congo luttent contre l’extrême pauvreté et la discrimination en produisant des savons et des détergents qu’elles vendent dans l’espace publique dans la ville province d’Inongo dans le Mai-ndombe. Entre 2002 et 2023, la RDC a perdu 6,86 mille hectares de forêt primaire, et les principales causes de cette perte sont l’agriculture en rotation et la collecte de bois de chauffage, en plus de l’exploitation minière et de l’exploitation forestière par des entreprises internationales, selon Global Forest Watch. Cela rend la situation encore plus difficile.
Pour cette raison, l’Association des femmes et jeunes autochtones engagées dans la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté féminine, AFPE en sigle, a décidé de créer un projet qui offrirait aux femmes une activité qui générerait des ressources pour elles, ceci dans le souci de soutenir un développement de substances économiques des femmes autochtones du village Lisière et Lwate-kaka dans la province de Mai-ndombe à travers son partenaire financier Forum international des Femmes Autochtones, FIMI en sigle. Ils ont d’abord essayé de faire des pains, des gâteaux et d’autres produits de boulangerie, mais comme les femmes Batwa sont considérées comme « sales », la nourriture n’était pas acceptée sur le marché et presque personne ne voulait acheter chez elles. C’est ainsi qu’ils ont eu ensemble l’idée de fabriquer des savons et des détergents, des produits qui durent plus longtemps et qui luttent contre l’image de manque d’hygiène associée aux femmes Batwa. 
L’AFPE a fait venir un animateur d’atelier de Kinshasa pour enseigner aux femmes Batwa comment préparer les savons, ainsi que des litres d’huile de palme, de bicarbonate de soude, de parfum et de chlore pour fabriquer les détergents.
La production des produits s’est concentrée sur l’institutions publiques, les restaurants et les entreprises qui ont besoin de laver leurs locaux et qui se développent dans une province en construction. Cela a facilité l’obtention d’une clientèle, puisque les institutions publiques et les entreprises sont enclines à soutenir des projets que réalisent l’AFPE. De plus, le détergent était emballé dans des petites bouteilles afin que tout le monde puisse en acheter une petite quantité et qu’il soit plus facile à distribuer.
Avec les revenus qu’elles gagnent, les femmes Batwa ont pu envoyer les enfants à l’école, acheter du matériel éducatif, des médicaments et de la nourriture pour diversifier les repas. « Avec l’argent que j’ai obtenu grâce aux savons que j’ai fabriqués, je peux couvrir les besoins de mes enfants », explique Nadine Botuli, participante et coordinatrice provincial de l’AFPE/Inongo.
De plus comme le dit Chérie-fa Eyere, cette initiative a également permis de lutter contre les discriminations. « Ils ont été fournisseurs et ont pu travailleur avec des clients dans l’espace public, ce qui change leur sentiment d’infériorité », affirme-t-elle.
Ce projet en expansion financé par FIMI a produit des fruits significatives et émergents notamment l’autonomie économique des femmes autochtones pour lutter contre le racisme et la discrimination faite à l’endroit de la femme autochtone, et ce merveilleux prix de lauréat du leadership féminin décerné à Arusha en Tanzanie.
A en croire Mme Chérie-fa Eyere, présidente du conseil de d’administration de l’AFPE, « Je remercie l’équipe de FIMI pour l’accompagnement car ce prix vient renforcer et encourager les activités entrepreuriales des femmes autochtones de cette contrée qui au départ était marginalisée par la communautés. Aujourd’hui elles ont leurs propres moyens financiers et se dépendent d’elles-mêmes. C’est la femme autochtone qui gagne ; c’est la femme congolaise qui est forte » a-t-elle dit
Signalons que la production des savons
et des détergents n’est que le début d’une série d’initiatives transformatrices. À l’avenir, l’AFPE souhaite encourager les femmes à produire des savons de toilette avec des éléments naturels de la forêt pour éliminer la gale chez les enfants, et ainsi ajouter les connaissances ancestrales des femmes autochtones à l’entreprise.
A savoir que l’association est en dialogue avec les institutions publiques afin qu’elles accordent aux femmes autochtones une parcelle de terre qui contribuent à la lutte contre le changement climatique. Un autre objectif est de créer des projets d’alphabétisation afin que les femmes puissent participer aux décisions prises dans la communauté.

