RDC: Kabila et Katumbi s’opposent contre le président Tshisekedi

À l’issue de leur tête-à-tête à Addis-Abeba en Éthiopie Joseph_Kabila et Moise_katumbi « expriment fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle » telle que souhaitée par le Président TSHISEKEDI

Les deux personnalités rappellent que « personne n’est propriétaire mais locataire du pouvoir, le bail démocratique étant à durée déterminée dans les conditions prévues par la Constitution, ils appellent tous les Congolais à résister activement face à la volonté affichée par le pouvoir en place de rompre le pacte républicain »

Ils dénoncent, par ailleurs, des restrictions des libertés en RDC avant de lancer un appel à l’unité et à la paix. Par ailleurs, les deux hommes « expriment fermement leur opposition à toute réforme constitutionnelle qui, dans les circonstances actuelles, s’avère illégale et inopportune et dont le but ultime n’échappe à personne : la consolidation de la dictature à travers une présidence à vie en RDC.  »

Les deux personnalités ont fustigé l’attitude de la communauté internationale qu’ils accusent de passivité face aux dérives du régime Tshisekedi.

 

La Rédaction

Soins de santé de qualité : Le fonds de promotion de la santé apporte sa contribution au Kasai-Oriental

Le Gouverneur du Kasaï Oriental, Jean-Paul Mbwebwa Kapo, a reçu, ce mardi 24 décembre 2024, dans son cabinet, une délégation du Fonds de Promotion de la Santé (FPS) conduite par la Professeure Claudine Tshimanga, Directrice Générale Adjointe de cette institution.

L’objectif principal de cette rencontre était de présenter les civilités à l’autorité provinciale tout en discutant des initiatives clés visant à renforcer l’offre de soins de santé dans la province.

La Professeure Claudine Tshimanga a rappelé le rôle stratégique du FPS dans l’amélioration des services de santé à travers trois axes majeurs : la fourniture d’équipements médicaux modernes, l’approvisionnement en médicaments essentiels et le renforcement des capacités des ressources humaines en santé. « Le Fonds de Promotion de la Santé est responsable de l’amélioration de l’offre de santé. Il s’occupe des équipements, des médicaments et du renforcement des capacités des ressources humaines en santé. Nous nous engageons à garantir des soins de qualité accessibles à tous », a-t-elle déclaré.

Dans un effort pour rendre les soins accessibles, le FPS prévoit d’instaurer la gratuité des soins pour certains services prioritaires, « Nous avons déjà positionné des médicaments pour permettre aux femmes d’accéder gratuitement à des soins de qualité. Cette initiative s’inscrit dans une vision globale d’amélioration des services de santé dans la province », a précisé la Directrice Générale Adjointe.

La modernisation des plateaux techniques des structures sanitaires locales a également été au cœur des échanges. Le FPS, en collaboration avec le Gouvernorat et le ministère de la Santé, entend doter la province d’équipements de pointe afin de répondre aux besoins croissants de la population.

La délégation du FPS s’est dite satisfaite de la collaboration proactive avec le gouvernement provincial, qui avait anticipé les préparatifs pour assurer le succès de cette implantation, « Ce n’est pas une mission temporaire. Nous ne venons pas juste pour une visite, mais pour nous implanter durablement au Kasaï oriental », a affirmé la Professeure Tshimanga.

Cette rencontre marque un tournant dans le renforcement du système de santé au Kasaï oriental. Grâce à ce partenariat stratégique, les autorités provinciales et le FPS visent à offrir des services de santé de qualité et à répondre efficacement aux besoins des populations.

 

 

 

La Rédaction

RDC: Remise officielle du Pont Kaba à la province de la Mongala

Le Ministre des Hydrocarbures, Son Excellence Aimé molendo sakombi qui séjourne à Lisala pour célébrer la fête de la Nativité avec sa base, a procédé ce lundi 23 décembre 2024  à la remise officielle du Pont Kaba à la Province de la Mongala, en présence du Gouverneur Jean Collins Makaka Pap’Ekaka.

 Cette cérémonie était rehaussée de la présence du Président de l’Assemblée Provinciale, Gabriel Mosala, ainsi que des députés nationaux et provinciaux, notamment l’Honorable Célestin Matili, Président du Caucus des élus de la Mongala, l’Honorable Marcel Dandu, suppléant de Sakombi Molendo au sein de l’hémicycle du Palais du Peuple, et le Sénateur Bienvenu Esimba. Étaient également présents les notables de la province, le ministre provincial des ITPR Maurice Ndongo et d’autres homologues, ainsi que la population de Lisala, première bénéficiaire de cet ouvrage désormais public.

Jeté sur la rivière Kaba et situé sur la Nationale 6, le pont qui porte le nom de ce cours d’eau revêt une importance stratégique pour l’économie de la Mongala. Il favorise l’intégration provinciale en reliant Lisala à Bumba et Bunduki, jusqu’à la frontière avec la Province du Bas-Uele.

Œuvre de l’Office des Routes, le Pont Kaba est construit en béton armé selon les normes modernes afin de répondre aux divers besoins de la population. Il est capable d’accueillir des  camions de gros tonnage pour faciliter le transport de marchandises à travers la vaste Province de la Mongala. Certifié par un procès-verbal signé lors de cette occasion mémorable, le Pont Kaba, don de Sakombi Molendo à travers sa fondation eponyme, est désormais inscrit au patrimoine matériel de la Province de Mongala.

 

 

 

La Rédaction

RDC: Lancement du projet GEO RDC et de son Géoportail national

Le gouvernement Suminwa via le ministère de l’aménagement  du territoire (MinAT),  lance le projet GEO RDC et le Géoportail national, un projet qui mettra à disposition des outils technologiques avancés pour la collecte, l’analyse et le partage des données géospatiales fiables en RDC.

Une avancée majeure vers la modernisation de sa gouvernance et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles afin de garantir leur utilisation durable au bénéfice des générations présentes et futures.

Selon le ministre Guy Loando, « Le GEO RDC est une opportunité unique pour transformer notre approche de la gestion des territoires. Il reflète notre ambition de faire de la RDC un modèle de gouvernance durable, en phase avec la vision du Président Tshisekedi », a déclaré Guy Loando Mboyo lors de la cérémonie de lancement.

Le succès de ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre experts nationaux, partenaires techniques et institutions publiques. Le Ministre d’État a exprimé sa gratitude envers toutes les parties prenantes, reconnaissant leur rôle essentiel dans la réalisation de cette initiative.

S’inscrivant dans la vision du Chef de l’État, le GEO RDC positionne la RDC comme un acteur clé du développement durable et de l’innovation technologique en Afrique. Le Géoportail national offre au gouvernement un levier stratégique pour planifier et coordonner efficacement le développement territorial, tout en renforçant la transparence et l’efficacité dans la prise de décision.

Avec le leadership inspirant de Félix Antoine Tshisekedi et l’engagement dynamique de Guy Loando Mboyo, la RDC se dote aujourd’hui des outils nécessaires pour relever les défis du XXIe siècle et construire un avenir prospère et durable pour tous ses citoyens.

Discours sur l’Etat de la nation : les réactions mitigées des kinois

24 heures après le grand oral du Président de la République – Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO sur l’état de Nation devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, nous reporters sont allés à la rencontre des Kinois(e)s.

Dans la capitale congolaise, les réactions sont mitigées. Si certains soutiennent le Chef de l’État dans la mise en œuvre des différentes réformes initiées notamment celle d’une réforme constitutionnelle ; d’autres se disent lassés par ce discours empreint de démagogie dans un contexte social critique.

Héro de la Nation

Annie MBUYI, cadre et combattante au sein du parti présidentiel – UDPS, appelle les congolais à soutenir son projet du changement de la constitution et félicite l’Héro de la Nation « je félicite le Président Félix TSHISEKEDI car il est proclamé en ce jour Héro National et je vous invite à soutenir ces idées nobles pour le bien-être des congolais » s’est-elle exprimée.

Le désespoir qui s’accroît

Du côté de la société civile, Pascal MBONGI, environnementaliste, dit sa déception après un premier quinquennat décevant « je note encore une fois, que le Président TSHISEKEDI a dressé un tableau plutôt élogieux de l’action gouvernementale en déphasage criant avec les réalités que la population vit au quotidien. Je me demande sur quel pays vit nos gouvernants. Pendant que le peuple se noie dans son malheur, le Chef de l’État dresse un tableau doré de la situation sociale au pays et présente un chapelet de promesses. Je me souviens qu’il en a été ainsi durant tout son premier quinquennat : autant d’avions neufs à acheter, des bateaux de pêche, des locomotives, des mpiodi qui devraient venir de la Namibie (…..) la revanche du sol sur le sous-sol etc. Personnellement je n’avais rien vu de tout ça au premier mandat. »

Des projets restés lettre morte

Dans ce même ordre d’idée, Anthony LUMBAYA, agent de développement revient sur la question des promesses utopiques énoncées par le Président – Félix TSHISEKEDI « voilà qu’aujourd’hui monsieur TSHISEKEDI vient de promettre la construction de 38.000 km de routes de desserte agricole, quelle ambition ? Si les petits tronçons ici en ville ont connu des années avant leur finalisation ou abandon, ce serait miraculeux que même jusqu’à la fin de son quinquennat que ces 38.000 Km de routes soient réalisés. Mais si c’est fait cela impactera significativement la vie dans nos milieux ruraux (…) Le Chef de l’État a également annoncé la construction d’un hôpital de référence dans chaque province. Ce qui serait une bonne chose … mais par expérience la plupart d’investissement dans les infrastructures coûtent inutilement chers au trésor public sans que le besoin n’ait été prioritaire pour booster le développement à la base.

Tout en saluant ces promesses qui une fois réalisées contribueraient à l’amélioration des conditions de vie de nos populations rurales mais je restes sceptique quant à la gouvernance dans le secteur des financements des projets d’intérêt général (…) Il y a eu plusieurs documents stratégiques de réduction de pauvreté pour la plupart des Provinces (…) Il y a lieu de se ressourcer en s’appuyant sur ces documents et attaquer les problèmes qui ont été identifiés comme prioritaires pour booster le développement à la base.

Nous comprenons aussi que les actions souhaitées dans ce discours s’entrechoquent (…) comment on pourra construire des routes de desserte agricole au moment où on préconise un vaste programme de couloir vert qui va engloutir des espaces où ces routes vont-elles passer ? Comment produire une politique forestière qui ne prend pas en compte cette dimension de conservation en grande masse ? autant de questions et des contradictions » conclut-il.

De la démagogie, rien de plus

Affirmation de l’économiste, Bruno NDAMBULA « Oui, rien que des promesses. Le temps court vite et les moyens viennent à compte-goutte et ne seront jamais affectés à 70% aux projets qui font l’objet des promesses politiques. Très inquiétant avec 1.200.000 bouteilles par jour déverser dans la ville de kinshasa, où vont ce lot important de bouteilles en plastiques rejetés dans les caniveaux. Espérons qu’une usine de recyclage sera construite en 2026 »

Des conditions sociales qui laissent à désirer

« Le discours du Chef de l’État est plein de promesses et ne rassure pas » qualifie le Porte-parole de la plate-forme politique LAMUKA. Prince EPENGE renchérit « nous donnons raison au peuple congolais qui n’a pas trouvé important de suivre un discours à la soviétique, plein de promesses de Monsieur Félix TSHISEKEDI. C’est la même récitation alors que l’espérance de vies régresse au Congo, où la majorité de la population en âge de travailler est en chômage ».

Des avis partagés par un commerçant rencontré au marché de la liberté qui déplore la hausse de prix des biens de première nécessité « un sac de maïs revient à 300.000 FC, manioc 280.000 FC de l’abondance du cœur que la bouche parle et le manioc panifiable coûte trop cher. N’est-ce pas étonnant étant donné que le Président et la Première Ministre avaient promis de réduire le pouvoir d’achat des congolais ? Est-ce que ces deux personnalités ne peuvent pas s’excuser pour avoir commis une faute grossière de langage ? Le pouvoir d’achat est déjà très très réduit ; ils vont tout simplement le supprimer en le réduisant encore davantage.

Ça fait partie des promesses et curieusement c’est la seule qui est réalisée à 1000%. »

Conscient des défis qui sont les siens, le Chef de l’État a réitéré sa détermination à mettre en œuvre ses 6 engagements pour le bien-être des congolais et le développement tant attendu de la République Démocratique du Congo.

La Rédaction

Lutte contre le tabac: les taxes, une des solutions en RDC

Dans la lutte antitabac en République Démocratique du Congo,  plusieurs experts se sont réunis  du 4 au 6 décembre à Kinshasa, pour un atelier de formation de trois jours à l’utilisation du modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac SimTax RDC.  L’objectif de cette rencontre est de renforcer les capacités des experts du gouvernement et de la société civile parties prenantes congolaises à l’utilisation du modèle SimTax RDC dans l’identification de mesures fiscales permettant un recul continu de la consommation de tabac en RDC.

Un accord de partenariat conclu avec le Consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) afin de produire des évidences et contribuer au plaidoyer sur la fiscalité du tabac dans l’espace CEDEAO, et d’apporter un appui technique aux partenaires de TJNA en RDC (ILDI et BLP/CENCO) et au Sénégal.

Nous voulons donner une présentation détaillée du contenus de ce modèle, présenter les différents éléments qui s’imbriquent les uns et autres.  Et aussi les utilisations que l’on peut faire concrètement pour définir des politiques en matière de lutte anti-tabac” martèle le Professeur Abdoulaye Diagne, Directeur exécutive/CRES.

La taxation  et la fiscalité un des meilleurs instruments pour réduire la consommation du tabac et par ricochet ses effets néfastes. “Nous avons travailler avec les experts congolais sur la meilleure façon de présenter des résultats à des décideurs publics.  Comme nous le savons,  ils n’ont pas le temps d’entrer dans le détail surtout du côté technique. Il y a eu des travaux déjà réalisés par des partenaires congolais, nous nous sommes appuyer dessus en ayant plusieurs échanges, rencontres au cours d’élaboration de l’outil. Cet outils est conçu pour répondre au besoin spécifique du pays et aussi pour prendre en compte les spécificités de ce pays” rajoute-t-il.

Des travaux d’une importance capitale vont booster la lutte antitabac en RDC, Patrick Milambo, directeur/PNLCP décrit les attentes “nos attentes sont elles qu’à partir de cet exercice nous puissions avoir le modèle implémenter dans nos politiques pour avoir une réduction de la consommation du tabac lié aux évidences” a-t-il décrit

 Etant donné que la prévalence du tabagisme augmente régulièrement en Afrique, et sa prévention, en particulier chez les jeunes, reste une grande préoccupation des pays en développement dont la majorité a ratifié la convention cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabac. La RDC n’est pas en reste.

Patrick Milambo insiste sur le fait que les jeunes sont plus exposés à la consommation du tabac ainsi que ses dérivés, d’où nous avons proposer d’introduire dans le cursus de l’enseignement la lutte antitabac, avec un circula bien fouiller et aussi qu’on puisse modifier l’arrêté n°010 parce que l’utilisation des avertissements sanitaires à sembler limiter d’où il faut sensibiliser en langue nationale accompagner des images choquantes” insiste-t-il.

Ici, le but est de préserver la santé et la dignité humaine des congolais martèle les organisateurs. D’après Jean-Marie Bolika, président du Conseil d’administration/ILDI ONG  cette formation est une première en RDC  “C’est une grande première que nous ayons un atelier sur l’assimilation de modèle de taxation, c’est-à-dire ces sont des modèles en termes des formules qui vont nous aider à faire des simulation qui et à avoir des effets positives par rapport à la taxation du tabac.  Nous voulons donner plus d’informations à l’administration fiscale pour que le modèle que sera utilisé puisse ronfler de ressources dans le trésor public dans le secteur tabacicole”. De son coté Jean-Paul Mulyanga, directeur BLP/CENCO insiste sur la dignité humaine “nous protégeons la dignité humaine par la fiscalité, nous voulons augmenter les tax pour que celle-ci devienne miens venues”. a-t-il insisté.

L’appropriation de ce modèle de simulation SimTax RDC par les parties prenantes de lutte anti-tabac donne un nouveau souffle pour le plaidoyer fiscal sur le tabac en RDC, Doci Kalombo Ngole, coordonnateur national du club des jeunes sans Tabac en RDC et participant exprime un sentiment de satisfaction   “ le lancement de ce modèle de simulation est pour la tripartite de lutte anti-tabac un grand succès du fait que, ce modèle de simulation est un outil de plaidoyer très puissant qui donne les arguments prouvant l’urgence et la nécessité de changer le système de taxation ad- valorem qui a montré ses limites en système de taxation spécifique qui est un système efficace démontré par les experts internationaux ”. J’exprime un sentiment de fraternité, de satisfaction et de courage caractérisé au cours de ces trois jours , ce modèle de simulation nous donne le pont de traverser vers un nouveau système de taxation en RDC en vue d’atteindre l’objectif prépondérant qui est s’appliquer le système de taxation spécifique sur les produits du tabac en RDC, car les scénarios de simulation sont plausibles. réjouit-il 

Une initiative saluée à juste titre par les participants, renseigne Sarah Batuale membre de l’ONG/ILDI  Cet atelier est opportun et nous remercions le consortium pour la recherche économique et sociale (CRES) et TJNA pour la mise en place de ce modèle de simulation dont le cadre analytique était bien conçu”.

Dans l’ensemble, les participants ont acquis les compétences nécessaires pour influencer et améliorer les politiques fiscales anti-tabac, en utilisant des données et des analyses précises fournies par le modèle SimTaxRDC.

 

 

 

La Rédaction 

Le Corridor transafricain de Lobito ; un must pour l’Afrique !

Ce sera le sujet phare au cœur de la visite du Président américain – Joe BIDEN en Angola prévu du 2 au 4 décembre 2024.

Le corridor transafricain de Lobito, reliant l’Angola à la République démocratique du Congo illustre l’engagement des États-Unis pour promouvoir des partenariats économiques durables en Afrique tout en soulignant le rôle stratégique de la RDC.

Le corridor Lobito est conçu pour relier le port angolais aux régions minières de la RDC et de la Zambie, et potentiellement jusqu’à la Tanzanie. Ce projet permettra de réduire considérablement les délais de transport des minerais critiques, essentiels pour la transition énergétique mondiale.

Un haut responsable américain a déclaré que « cette infrastructure permettra d’acheminer des ressources critiques comme le cobalt et le cuivre en 45 heures au lieu de 45 jours, tout en favorisant la sécurité alimentaire grâce à une meilleure connectivité logistique »

La visite du Président Biden met également en lumière le rôle de l’Angola dans la résolution des conflits régionaux, notamment dans l’est de la RDC. « L’Angola joue un rôle clé dans les efforts de stabilisation à l’est de la RDC. Le président Biden prévoit de remercier Luanda pour son leadership » a indiqué un responsable de l’administration américaine.

Les États-Unis visent à offrir une alternative aux financements chinois en Afrique en mettant l’accent sur des normes élevées. « Il est crucial que les investissements favorisent le développement local et évitent un endettement insoutenable » a souligné un officiel américain, ajoutant que les projets comme le corridor Lobito bénéficient d’un large soutien bipartisan à Washington.

La RDC est au cœur de ces initiatives, renforçant son rôle stratégique dans les efforts d’intégration économique régionale et de développement des infrastructures soutenus par les États-Unis.

Ouverture de la 16e conférence de l’ONU sur la désertification et la dégradation des terres en Arabie saoudite

Ouverture ce lundi en Arabie Saoudite de la 16è conférence de l’ONU sur la lutte contre la désertification CNULCD et la dégradation des terres. Des experts ont tiré la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la déforestation et de l’agriculture intensive pour la planète.

À l’ouverture, Ibrahim Thiaw , secrétaire exécutif de l’organisation, a appelé les parties prenantes à « adopter une approche globale tenant compte des liens étroits entre désertification, perte de biodiversité et changement climatique ».

Il déclare que, l’or de la dernière réunion, qui s’était tenue en 2022 en Côte d’Ivoire, la résolution avait débouché sur un engagement à « accélérer la restauration d’un milliards d’hectares de terres dégradés,  soit des sols endommagés par des activités humaines comme la pollution ou la déforestation,  d’ici à 2030. La CNULCD,  qui réunit 196 pays et l’Union européenne,  estime désormais qu’il faudrait restaurer 1,5 milliards d’hectares avant la fin de la décennies, un défi colossal à l’échelle mondiale « , a-t-il déclaré.

D’après les experts de l’ONU, la COP16 désertification de ce lundi 2 à pour enjeu de parvenir à un consensus sur la nécessité d’accélérer la restauration des terres dégradés et de développer une approche  » proactive » des sécheresse. Ils ont tiré la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la déforestation et de l’agriculture intensive pour la planète.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l’ONU  Antonio Guterres, alerte que  » nous avons déjà perdu 40% de nos terres et de nos sols et cette perte a des conséquences sur l’insécurité alimentaire et les migrations « . Cette conférence est un moment décisif dans le combat contre la sécheresse et l’avancée des déserts.  La sécurité mondiale est vraiment en jeu pas seulement en Afrique et au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde » a-t-il insisté.

Un nouveau rapport publié par des scientifiques du Giec et de la CNULCD a mis en évidence le fardeau que l’agriculture fait peser sur la planète. Ce rapport a été publié le 01 décembre à la veille de l’ouverture des discussions de la COP16.  » nous sommes au bord d’un précipice. Nous devons décider de reculer et prendre des mesures de transformation. Il sera question de savoir s’il conviendra d’adopter des mesures ou de continuer sur un chemin de changement irréversible en matière d’environnement « , souligne Johan Rockstrom directeur de l’institut de recherche de Potsdam sur le climat.

Rappelons que cette 16ieme conférence de l’ONU sur la désertification et la dégradation des terres se tiendra du 02 au 13 décembre à Riyad en Arabie saoudite. Des milliers de délégués, dont près de 100 ministres, ont rehaussé de leur présence à cette conférence.  Les États membres se sont fixés pour objectifs de lutter contre la sécheresse et l’avancée des déserts, ainsi qu’à restaurer 40 millions d’hectares de terres dans les jours avenir.

Tshisekedi et Kagame, le rendez-vous est pris !

Un sommet tripartite Angola – Rwanda – RDC se tiendra à Luanda ce 15 décembre 2024, sous l’égide du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine pour le conflit dans l’Est de la RDC.

Ce sommet réunira les présidents Félix TSHISEKEDI de la RDC, Paul KAGAME du Rwanda, et leur homologue angolais, afin d’accélérer les efforts de stabilisation dans cette région en proie aux violences. Ce sommet intervient après une avancée majeure réalisée le 25 novembre dernier, lorsque les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ont signé à Luanda un « Concept d’opérations – CONOPS ».

Ce document stratégique, approuvé lors de la sixième réunion ministérielle sous la médiation angolaise, fixe les modalités des actions contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda – FDLR et du retrait progressif des forces rwandaises présentes en territoire congolais. Le CONOPS prévoit une mise en œuvre en quatre étapes.

La première phase, prévue sur quinze jours, consistera à évaluer la menace posée par les FDLR et à localiser leurs positions. Parallèlement, le Rwanda devra fournir des informations détaillées sur ses « mesures défensives » et s’engager à cesser toute incursion transfrontalière. La deuxième phase vise des actions ciblées pour neutraliser les FDLR et leurs alliés, suivies d’une évaluation conjointe des progrès réalisés. Ensuite, une troisième phase portera sur une revue des opérations afin d’évaluer leur efficacité. Enfin, la quatrième étape sera consacrée à la stabilisation, avec la démobilisation, le rapatriement et la réintégration des ex-combattants FDLR, ainsi que la normalisation des relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali.

Ce plan vise à rétablir la confiance entre les deux pays et à garantir un environnement sécurisé permettant la reprise des activités socioéconomiques dans l’Est de la RDC. Cependant, plusieurs défis demeurent, notamment le risque de représailles des FDLR contre les civils, la stigmatisation de certaines communautés, et l’importance d’un engagement politique fort pour instaurer une véritable confiance mutuelle.

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué cette initiative et réaffirmé le soutien de la mission onusienne au mécanisme de vérification mis en place par la médiation angolaise. Elle a également appelé au respect du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 4 août 2024, pour garantir le succès du plan.

Peter Stano, porte-parole des Affaires extérieures de l’Union européenne, a également exprimé son soutien à cette initiative et réaffirmé l’engagement de l’UE à accompagner les efforts de paix dans la région. Malgré des mois de négociations infructueuses, la signature de ce document marque une avancée diplomatique significative. Reste à voir si ce nouveau cadre se traduira par des progrès concrets sur le terrain, où les tensions restent vives.

2è édition du forum sur la taxation du tabac en RDC : la fiscalité, une des solutions

La deuxième édition du forum annuel sur la taxation du tabac en RDC à vécu ce mercredi 27 novembre 2024 à l’hôtel Sultani de Kinshasa, ce grâce au Bureau de Liaison avec le Parlement de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (BLP/CENCO) et l’Initiative Locale pour le Développement Intègre (ILDI- ONGD), en collaboration avec le Programme National de lutte contre les Toxicomanies et Substances Toxiques (PNLCT) du Ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale, avec l’appui financier de Tax Justice  FNetwork Africa (TJNA).

Le but étant de plaider pour des réglementations efficaces dans le secteur du tabac afin de soutenir la santé publique et améliorer le bien être socioéconomique des congolais et congolaise. Thème choisi pour cette édition 2024 : « L’ industrie du tabac et les politiques réglementaires pour la protection de la santé publique et la mobilisation des ressources domestiques en RDC ».

Prenant la parole, Me Suzanne Linyonga,  PCA de ILDI/ONGD,   a appelé toute les parties prenantes à s’y impliquer afin d’attendre les objectifs assignés  « nous avons l’opportunité de réfléchir ensemble en faveur d’une réglementations efficaces face aux faiblesses du système fiscal actuel sur le tabac dans la mobilisation des recettes et financement de la santé publique, je suis convaincu que ces échanges permettront de repartir avec le nouvelles idées et stratégies pour mener à bien notre plaidoyer » a-t-elle martelé.

De son coté, le directeur de BLP/CENCO Jean-Paul MULYANGA, a rappelé dans son mot l’importance de ce deuxième forum, et il a profité de cette circonstance pour décrire la doctrine catholique qui se focalise sur la dignité de la personne humaine, la solidarité et la préservation de la santé, il a corroboré que cette doctrine sociale de l’église soutien la lutte anti-tabac et contribue au bien-être commun. Il a achevé son allocution en affirmant qu’ensemble nous pouvons agir pour lutter efficacement contre le tabac.

Un appel qui rencontre le consentement des acteurs de la société civile congolaise à but non lucrative et non confessionnelle qui sensiblement engagée à la promotion des politiques publiques en faveurs de la justice fiscal. Lorsque l’on sait que la consommation du tabac entraîne de centaine de milliards de dollars en perte économique à l’échelle planétaire.

  Pour Patrice Milambo Kapia, directeur du PNLCT, l’utilité de ce forum offre l’opportunité de réfléchir avec les parties prenantes sur les mesures qui doivent aider à lutter contre le tueur silencieux, « La taxation est l’une des meilleurs stratégies mondiales pour réduire la prévalence, les maladies non transmissibles et la morbidité. La réduction de la consommation passe à travers la taxation, plus on taxe, moins l’on consomme » a-t-il indiqué.

Au cours des échanges en panels, le Dr. Renée Nsamba, représentante du représentant pays de l’OMS a, pour sa part, rappelé l’engagement de son institution qui soutient la mise en place des taxes progressives sur les produits du tabac,  « Je salue les efforts considérables consentis pour la lutte anti-tabac en RDC à travers l’OMS, en précisant que 37 millions des enfants de 15 à 16 ans consomment le tabac et 18% des jeunes de 15 ans et plus en consomment également, ainsi la RDC doit prendre des mesures strictes pour lutter contre le tabac tout en rappelant l’importance de la taxation. Sachiez que l’OMS soutien les taxes progressives sur le tabac pour réduire la consommation et générer le revenu pour finaliser la santé publique. Je confirme également que les régions Africaines sont en bonne voie pour réduire la consommation de tabac de 30% » a-t-elle insisté.

Pour Godefroid Mboyo, coordonateur national ai de ILDI/ONGD, l’ingérence de l’industrie tabacicole dans les politiques de mise en œuvre est une véritable entrave qui mérite une attention particulière de la part des décideurs quand on constate que l’industrie recruit certains autorités au sein même de l’administration fiscal, voire parlementaire. Selon les dispositions de l’article 53, l’industrie ne peut en aucun cas se mettre sur la table avec les pouvoirs publics pour discuter de politique. Nous voulons surtout sauver des vies à travers la fiscalité, avec un système de taxation efficace et une réduction du commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS.

Les échanges ont abouti à des recommandations idoine notamment : celui de renforcer la lutte contre le commerce illicite des produits du tabac en ratifiant le protocole de l’OMS pour éliminer le commerce illicite de tabac ; de mettre en œuvre de manière drastique l’article 53 dans le but d’empêcher l’industrie du tabac de participer à la formulation des politiques sanitaires et fiscales sur le tabac ; aussi de mettre en place un modèle de simulation des taxes d’accises sur le tabac devant permettre aux décideurs politiques d’harmoniser sa politique fiscale avec efficacité et conformément aux recommandations de l’OMS.

Notons que dans le cadre de la mise en œuvre de ses projets ILDI/ONGD a officiellement présenté ses deux éminentes recherches : l’une porte sur l’impact du commerce illicite des produits du tabac sur la taxation et l’autre sur l’industrie du tabac et les politiques fiscales. Avec ces deux études, des évidences scientifiques vont booster la lutte antitabac en RDC.

 

 

 

Hyacinthe BOVAKA