Le Corridor transafricain de Lobito ; un must pour l’Afrique !

Ce sera le sujet phare au cœur de la visite du Président américain – Joe BIDEN en Angola prévu du 2 au 4 décembre 2024.

Le corridor transafricain de Lobito, reliant l’Angola à la République démocratique du Congo illustre l’engagement des États-Unis pour promouvoir des partenariats économiques durables en Afrique tout en soulignant le rôle stratégique de la RDC.

Le corridor Lobito est conçu pour relier le port angolais aux régions minières de la RDC et de la Zambie, et potentiellement jusqu’à la Tanzanie. Ce projet permettra de réduire considérablement les délais de transport des minerais critiques, essentiels pour la transition énergétique mondiale.

Un haut responsable américain a déclaré que « cette infrastructure permettra d’acheminer des ressources critiques comme le cobalt et le cuivre en 45 heures au lieu de 45 jours, tout en favorisant la sécurité alimentaire grâce à une meilleure connectivité logistique »

La visite du Président Biden met également en lumière le rôle de l’Angola dans la résolution des conflits régionaux, notamment dans l’est de la RDC. « L’Angola joue un rôle clé dans les efforts de stabilisation à l’est de la RDC. Le président Biden prévoit de remercier Luanda pour son leadership » a indiqué un responsable de l’administration américaine.

Les États-Unis visent à offrir une alternative aux financements chinois en Afrique en mettant l’accent sur des normes élevées. « Il est crucial que les investissements favorisent le développement local et évitent un endettement insoutenable » a souligné un officiel américain, ajoutant que les projets comme le corridor Lobito bénéficient d’un large soutien bipartisan à Washington.

La RDC est au cœur de ces initiatives, renforçant son rôle stratégique dans les efforts d’intégration économique régionale et de développement des infrastructures soutenus par les États-Unis.

Ouverture de la 16e conférence de l’ONU sur la désertification et la dégradation des terres en Arabie saoudite

Ouverture ce lundi en Arabie Saoudite de la 16è conférence de l’ONU sur la lutte contre la désertification CNULCD et la dégradation des terres. Des experts ont tiré la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la déforestation et de l’agriculture intensive pour la planète.

À l’ouverture, Ibrahim Thiaw , secrétaire exécutif de l’organisation, a appelé les parties prenantes à « adopter une approche globale tenant compte des liens étroits entre désertification, perte de biodiversité et changement climatique ».

Il déclare que, l’or de la dernière réunion, qui s’était tenue en 2022 en Côte d’Ivoire, la résolution avait débouché sur un engagement à « accélérer la restauration d’un milliards d’hectares de terres dégradés,  soit des sols endommagés par des activités humaines comme la pollution ou la déforestation,  d’ici à 2030. La CNULCD,  qui réunit 196 pays et l’Union européenne,  estime désormais qu’il faudrait restaurer 1,5 milliards d’hectares avant la fin de la décennies, un défi colossal à l’échelle mondiale « , a-t-il déclaré.

D’après les experts de l’ONU, la COP16 désertification de ce lundi 2 à pour enjeu de parvenir à un consensus sur la nécessité d’accélérer la restauration des terres dégradés et de développer une approche  » proactive » des sécheresse. Ils ont tiré la sonnette d’alarme sur les graves conséquences de la déforestation et de l’agriculture intensive pour la planète.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l’ONU  Antonio Guterres, alerte que  » nous avons déjà perdu 40% de nos terres et de nos sols et cette perte a des conséquences sur l’insécurité alimentaire et les migrations « . Cette conférence est un moment décisif dans le combat contre la sécheresse et l’avancée des déserts.  La sécurité mondiale est vraiment en jeu pas seulement en Afrique et au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde » a-t-il insisté.

Un nouveau rapport publié par des scientifiques du Giec et de la CNULCD a mis en évidence le fardeau que l’agriculture fait peser sur la planète. Ce rapport a été publié le 01 décembre à la veille de l’ouverture des discussions de la COP16.  » nous sommes au bord d’un précipice. Nous devons décider de reculer et prendre des mesures de transformation. Il sera question de savoir s’il conviendra d’adopter des mesures ou de continuer sur un chemin de changement irréversible en matière d’environnement « , souligne Johan Rockstrom directeur de l’institut de recherche de Potsdam sur le climat.

Rappelons que cette 16ieme conférence de l’ONU sur la désertification et la dégradation des terres se tiendra du 02 au 13 décembre à Riyad en Arabie saoudite. Des milliers de délégués, dont près de 100 ministres, ont rehaussé de leur présence à cette conférence.  Les États membres se sont fixés pour objectifs de lutter contre la sécheresse et l’avancée des déserts, ainsi qu’à restaurer 40 millions d’hectares de terres dans les jours avenir.

Tshisekedi et Kagame, le rendez-vous est pris !

Un sommet tripartite Angola – Rwanda – RDC se tiendra à Luanda ce 15 décembre 2024, sous l’égide du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, médiateur désigné par l’Union africaine pour le conflit dans l’Est de la RDC.

Ce sommet réunira les présidents Félix TSHISEKEDI de la RDC, Paul KAGAME du Rwanda, et leur homologue angolais, afin d’accélérer les efforts de stabilisation dans cette région en proie aux violences. Ce sommet intervient après une avancée majeure réalisée le 25 novembre dernier, lorsque les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ont signé à Luanda un « Concept d’opérations – CONOPS ».

Ce document stratégique, approuvé lors de la sixième réunion ministérielle sous la médiation angolaise, fixe les modalités des actions contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda – FDLR et du retrait progressif des forces rwandaises présentes en territoire congolais. Le CONOPS prévoit une mise en œuvre en quatre étapes.

La première phase, prévue sur quinze jours, consistera à évaluer la menace posée par les FDLR et à localiser leurs positions. Parallèlement, le Rwanda devra fournir des informations détaillées sur ses « mesures défensives » et s’engager à cesser toute incursion transfrontalière. La deuxième phase vise des actions ciblées pour neutraliser les FDLR et leurs alliés, suivies d’une évaluation conjointe des progrès réalisés. Ensuite, une troisième phase portera sur une revue des opérations afin d’évaluer leur efficacité. Enfin, la quatrième étape sera consacrée à la stabilisation, avec la démobilisation, le rapatriement et la réintégration des ex-combattants FDLR, ainsi que la normalisation des relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali.

Ce plan vise à rétablir la confiance entre les deux pays et à garantir un environnement sécurisé permettant la reprise des activités socioéconomiques dans l’Est de la RDC. Cependant, plusieurs défis demeurent, notamment le risque de représailles des FDLR contre les civils, la stigmatisation de certaines communautés, et l’importance d’un engagement politique fort pour instaurer une véritable confiance mutuelle.

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué cette initiative et réaffirmé le soutien de la mission onusienne au mécanisme de vérification mis en place par la médiation angolaise. Elle a également appelé au respect du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 4 août 2024, pour garantir le succès du plan.

Peter Stano, porte-parole des Affaires extérieures de l’Union européenne, a également exprimé son soutien à cette initiative et réaffirmé l’engagement de l’UE à accompagner les efforts de paix dans la région. Malgré des mois de négociations infructueuses, la signature de ce document marque une avancée diplomatique significative. Reste à voir si ce nouveau cadre se traduira par des progrès concrets sur le terrain, où les tensions restent vives.